×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Réforme des retraites en France: Les grandes lignes

    Par L'Economiste | Edition N°:5561 Le 22/07/2019 | Partager
    Un système universel et à points
    Des syndicats critiquent l’âge du taux plein
    reforme_retraite_061.jpg

    Le nouveau régime des retraites sera-t-il le bon en France? Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites, a présenté la semaine dernière, ses recommandations. Elles s’appuient essentiellement sur l’une des promesses de campagne du président français Emmanuel Macron. La réforme promet un «système beaucoup plus transparent, équitable et lisible» et se décline en plusieurs axes:

    ■ Un seul régime de retraite commun et à points
    Le système fait passer le nombre de régimes de retraites de 42 à 1, garantissant des règles universelles pour l’ensemble des travailleurs. La retraite sera calculée pour tous à partir d’un système de points: chaque jour travaillé permettra d’accumuler des euros vers sa retraite. Il rompt avec le système comptabilisant la pension finale à partir des 25 meilleures années de carrière pour les salariés du privé et des six derniers mois pour les fonctionnaires. La valeur du point ne pourra pas baisser au travers des années et les pensions une fois converties en euros seront revalorisées selon l’inflation comme cela est fait actuellement.

    ■ Réajustement du taux de cotisation
    Les taux de cotisation seront ainsi universels, dans la limite de 120.000 euros bruts annuels. Ils seront alignés sur ceux des salaires du privé actuels: 28,12% de revenus bruts répartis entre employeur (60%) et salarié (40%). Il faut aussi noter que pour une carrière complète, le minimum de pension passe de 81% ou 75%, selon le régime (notamment les agriculteurs et artisans), à 85% du Smic net pour tous.

    ■ Âge de la retraite non impacté… ou presque
    En accord avec les promesses de campagne de Macron, l’âge de la retraite légale reste 62 ans. Mais cette réforme instaure le principe de «l’âge taux plein» à 64 ans pour la génération née en 1963. Partir plus tôt signifiera voir sa pension diminuer de 5%, par année d’écart. Tandis que chaque année ajoutée au-delà de 64 ans sera récompensée d’une majoration de 5%, de quoi encourager à travailler plus tard. Cet «âge pivot» évoluera selon les générations et l’espérance de vie. Seuls les militaires, les fonctions régaliennes dangereuses, les emplois pénibles et les «carrières longues» pourront bénéficier de départs anticipés avant 62 ans tout en obtenant des points supplémentaires.

    ■ Mesures de solidarité
    Plusieurs sont introduites. Les veuves et les veufs recevront 70% du total des retraites du couple. De plus, les pensions seront majorées de 5% par enfant dès le premier au lieu de 10% pour trois enfants et plus. Des points solidarité seront aussi comptabilisés lors des périodes de chômage indemnisé, de maternité, ou de maladie. Malgré une concertation préalable, le nouveau système est d’ores et déjà critiqué par les syndicats qui demandent entre autres de renoncer à l’âge pivot, de porter le minimum à 100% du Smic… Delevoye et la ministre des Solidarités Angès Buzyn vont réengager une phase d’écoute des réactions dès cette semaine. La grogne retentira-t-elle encore contre la réforme des retraites?

    Ali BENRAMDANE

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc