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    Analyse

    TangerMed, l’épine dorsale de Marhaba

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5560 Le 19/07/2019 | Partager
    27% du flux des MRE transitent par le port tangérois
    De nouvelles infrastructures pour parer au rush
    Un circuit pour personnes à mobilité réduite ou à besoins spécifiques mis en place
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    Pour Marhaba, TangerMed offre une capacité de transport dépassant les 10.000 véhicules par jour (Ph. Bziouat)

    Avec plus de 2 millions de passagers transportés en moins de 3 mois, l’opération Marhaba est le plus grand dispositif de transport de personnes jamais mis en place. Il est assuré via le Détroit de Gibraltar entre le Maroc et l’Espagne et inclut l’essentiel des points d’entrée maritimes et aériens du Maroc.

    Malgré le développement de l’aviation à bas coût, le maritime continue d’en constituer le principal mode de transport et TangerMed l’épine dorsale. Le plus grand port passagers du pays s’accapare plus de la moitié des flux maritimes lors de cette campagne qui s’étale du 5 juin au 15 septembre chaque année.

    Au niveau global, ce sont quelque 27%, soit un MRE sur 4 qui passe par ses quais. Cette année, les gestionnaires du port s’attendent à des flux en baisse par rapport à ceux de l’an dernier, qualifiés d’exceptionnels, suite à un cumul hasardeux du calendrier. Les pics ne devront pas dépasser les 40.000 passagers et les 10.000 voitures en période de pointe, des flux que TangerMed pourra gérer sans problème.

    Le port, en coordination avec la Fondation Mohammed V pour la solidarité, a mis en place tout un dispositif d’accueil lors de l’opération Marhaba, note Idriss Aarabi directeur des opérations Import-Export au port TangerMed. Ainsi, des zones ombragées élargies ont été aménagées pour protéger du soleil lors des délais d’attente dans les aires de pré-embarquement.

    Ces zones, desservant directement les rampes d’embarquement des navires, sont équipées d’un système de sonorisation avec une programmation musicale et des annonces importantes ainsi que des emplacements pour les plus jeunes. Des écrans connectés avec la capitainerie du port affichent les horaires et les prévisions d’arrivée et de départ des bateaux.

    De nouveaux équipements ont également été rajoutés cette année. C’est le cas de nouveaux blocs sanitaires, 8 au total venant renforcer le réseau qui équipe le port et ses aires d’attente. Ils sont complétés par des snack box, des espaces de restauration dispersés tout au long des zones d’embarquement, dont le nombre a été augmenté.

    Un pont a même été construit pour un investissement de 25 millions de DH. «Ce pont a pour objectif d’assurer une séparation physique entre les flux de passagers et ceux de camions au sein du port», explique Aarabi et d’éviter tout croisement ou cisaillement de flux marchandises et passagers.

    Afin de garantir l’accès à l’ensemble des passagers, un circuit pour personnes à mobilité réduite ou à besoins spécifiques a été mis en place afin de leur donner une priorité dans toutes les zones. Au niveau du plan de flotte, Marhaba 2019 apporte son lot de nouveautés.

    Ce plan est concerté avec les autorités espagnoles dans le cadre d’une commission mixte qui est présidée par le ministère de l’Intérieur côté marocain et  la Protection civile côté espagnol et dans lequel  les autorités maritimes respectives  assurent le programme des navires.

      Cette année, il comptera avec 13 navires, soit une capacité totale de 43.000 passagers et 10.000 véhicules par jour. Il  s’agit de navires de compagnies marocaines mais aussi espagnoles ou étrangères, européennes dont Intershipping, AML, Balearia, Trasmediterranea ou FRS, entre autres.

    Cette année, une nouvelle ligne passagers sera lancée entre TangerMed et Motril. Elle était exclusivement dédiée au fret mais cet été, avec la mise en place d’un navire «Ropax» elle pourra prendre aussi des passagers avec un départ par jour, soit l’équivalent de 300 passagers par jour.  Cela permettra de désengorger Algésiras et surtout de donner des alternatives aux passagers sachant que ce sont des lignes à réservation.

    Web et smartphones aussi

    L’accompagnement des voyageurs lors de cette opération se fait également à travers les guides Marhaba édités par la Fondation. Ils sont rédigés en six langues (arabe, français, espagnol, italien, néerlandais et allemand). Ils peuvent être obtenus gracieusement auprès des consulats, des agences bancaires en Europe, des agences de la Royal Air Maroc et de ses partenaires, des agences des sociétés de transport, à bord des bateaux assurant la liaison entre l’Europe et le Maroc ainsi qu’au niveau de tous les sites d’accueil. En outre, la Fondation met à la disposition des membres de la communauté l’application mobile Marhaba ainsi que le site web dédié (www.marhaba.fm5.ma), des outils de communication qui renseignent sur les formalités et les procédures de transit, les services dédiés, les conseils pour bien préparer le voyage ainsi que les contacts utiles.
    Ils donnent également accès à des fonctionnalités pratiques et utiles comme la géolocalisation et l’assistance en ligne. Ils s’ajoutent aux outils mis en place par le port TangerMed dont un système d’affichage étoffé et surtout une radio portuaire, la première au niveau du pourtour méditerranéen.

                                                                          

    Algésiras, le maillon faible de la chaîne

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    Le port espagnol, le plus grand en termes de passagers et de conteneurs a été l’année dernière au cœur des perturbations au niveau de l’opération Marhaba. Lors de la dernière semaine d’août, les files d’attente se sont rallongées au niveau du port qui, malgré la grande capacité dont il disposait, ne pouvait assurer l’embarquement qu’en fonction des capacités d’accueil du port d’Algésiras. Le port ne disposait à l’époque que de 8 postes de contrôle et ne pouvait de ce fait contrôler qu’un nombre minimum de passagers, obligeant les bateaux à rester en attente.  Cette année, les responsables espagnols, en concertation avec leurs homologues marocains ont pris au sérieux cette situation et ont renforcé le dispositif. Le nombre de postes de contrôle à Algésiras a ainsi été doublé passant à 16, ce qui permettra d’alléger d’autant le contrôle et l’accueil des passagers, surtout lors de la phase retour.

    Ali ABJIOU

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