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    Economie

    Croissance: Le FMI prône plus de cohérence dans les réformes

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5558 Le 17/07/2019 | Partager
    Mieux synchronisées, elles stimuleraient plus efficacement l’économie et l’emploi
    Système éducatif, marché du travail, inclusion des femmes... les priorités
    Un diagnostic du Fonds après la mission du printemps dernier
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    Malgré les réformes, la croissance reste de faible qualité et surtout pauvre en emploi. Dans son dernier rapport sur le Maroc, le Fonds monétaire international suggère quelques pistes pour plus d’efficacité. Cela passera notamment par davantage d’homogénéité dans les réformes

    Ce n’est pas anodin si l’un des premiers actes du plan stratégique 2019-2024 entre le Maroc et la Banque mondiale a été posé dans le secteur de l’Education. Sur les réformes prioritaires à conduire au Maroc, la Banque mondiale et le FMI sont sur la même longueur d’ondes.

    Les problèmes du Maroc trouvent en grande partie leur origine dans la faible efficacité de son système éducatif. La croissance stagne autour de 4% en moyenne par an depuis dix ans, un rythme bien modeste pour réduire le chômage, surtout des jeunes.

    «Cela renforce la nécessité de maintenir la dynamique des réformes. Les priorités doivent aller à l’amélioration de la qualité du système éducatif, au fonctionnement du marché du travail, à l’inclusion des femmes et au climat des affaires», recommandent les experts du FMI dans leur rapport final après les consultations au titre du livre IV en mars et avril derniers.

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    Si le Maroc a significativement réduit le taux de pauvreté, en revanche, la promotion de l’égalité des chances demeure un challenge

    Des progrès ont été relevés sur les indicateurs de croissance inclusifs notamment en matière de gouvernance. D’autres sont plus discutables surtout en ce qui concerne l’environnement des affaires. Mais, les sujets sur lesquels le Maroc est vraiment à la traîne par rapport aux économies émergentes et en développement tiennent à l’efficacité du marché du travail et l’égalité des sexes. Les initiatives pour améliorer la performance du marché du travail n’ont pas donné les résultats escomptés. Le FMI prône plus de cohérence dans les politiques publiques pour favoriser une croissance plus inclusive.

    Les réformes qui visent à la fois la réduction des coûts d’embauche (contrats plus flexibles, salaire minimum aligné sur la productivité du travail, meilleure formation pour réduire l’inadéquation des compétences), des barrières à l’entrée pour les entreprises (simplification des procédures administratives, lutte contre la corruption, etc.) et des obstacles pour l’accès au financement dynamiseraient la croissance et la création d’emplois que des réformes isolées.

    Ainsi, les experts du FMI, estiment qu’une réduction combinée de 10% des coûts d’embauche et d’entrée augmenterait la production de 2,5%, tandis que le taux de chômage diminuerait de 2,2 points 5 ans après les réformes.

    En cas de séquençage des réformes, celle du marché du travail est plus efficace pour réduire le chômage alors que les réformes du marché des produits augmenteraient plus rapidement la production.

    F.Fa

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