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    Economie

    Climat des affaires: Les régulateurs brossent un bilan critique

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5549 Le 04/07/2019 | Partager
    Les délais de paiement continuent d’afficher des niveaux inquiétants
    C’est l’un des constats du Comité de surveillance des risques systémiques
    La croissance est insuffisante pour régler les problèmes du pays
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    Pour la énième fois, le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques attire l’attention sur les délais de paiement. Ceux-ci demeurent à des niveaux alarmants surtout pour les TPE, selon une nouvelle étude. Jusqu’ici, les mauvais payeurs restent insensibles aux appels pour atténuer le mal. Il faudra peut-être utiliser d’autres moyens pour restaurer des pratiques plus saines (Ph. L’Economiste)

    LE bilan de santé de l’économie livré par le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques réuni avant hier ne présente guère d’amélioration sur les principaux paramètres de l’environnement des affaires, à commencer par les délais de paiement. Le sujet est devenu viral, mais n’a aucun effet sur les comportements. Bank Al-Maghrib, l’AMMC, l’Autorité des assurances et les représentants du ministère des Finances constatent la poursuite de la dégradation des pratiques de paiement pour la énième fois sur la base d’une enquête effectuée sur un échantillon de 74.400 entreprises non financières. «Les délais de paiement continuent d’afficher des niveaux inquiétants, notamment pour la TPE et certains secteurs d’activité», relève le Comité. Les conclusions détaillées de cette étude seront publiées dans le rapport sur la stabilité financière dans les prochains jours. 
    Si le ralentissement de l’activité économique contribue à la détérioration des délais de paiement, la mauvaise foi de certains donneurs d’ordre y participe beaucoup. Un redressement de l’activité est souhaitable pour garnir les carnets de commande. Cependant, la situation des PME ne s’améliorera pas si elles restent dans leur configuration actuelle, surtout avec un portefeuille client peu diversifié. Par ailleurs, la gestion du poste client pose problème dans de nombreuses structures. Le forcing ne commence en réalité que lorsque le sinistre survient. Si le marché ne s’autorégule pas sur le problème des délais de paiement, il faudra à un moment une intervention plus forte des pouvoirs publics pour rééquilibrer les rapports de force et mieux protéger les PME. 
    Pour l’instant, la morosité du climat des affaires affecte lourdement la capacité des dirigeants à se projeter sur un horizon long et donc à investir. Sans ce moteur, la croissance restera au ralenti. Elle s’établirait à 2,8% en 2019 après 3% l’année dernière. Sur les deux premiers trimestres de l’année, le PIB a progressé respectivement de 2,6% et 2,8% selon le HCP. Ce rythme demeure insuffisant pour régler les problèmes du pays, notamment le chômage qui touche 10% de la population active. Cette moyenne masque des situations inquiétantes dans la catégorie des jeunes notamment.

     

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