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    Culture

    Musiques sacrées du monde L’appui de l’Unesco pour le dialogue des civilisations

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5540 Le 21/06/2019 | Partager
    Musique andalouse, flamenco et gospel pour le dernier week-end
    José Mercé, Tomatito et Kingdom Choir pour une grande clôture

    Plus que deux jours pour goûter aux mélodies sacrées du monde au berceau de la civilisation, Fès. En effet, la 25e édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde (FFMSM) touche à sa fin. En attendant, la fête de la musique sera célébrée, ce 21 juin, sur la somptueuse scène de la place Moulay Hassan (Bab El Makina) par une «sacrée» soirée dédiée à «l’art du muwashah d’Alep».

    Pour ceux qui ne le connaissent pas, le muwashah existe soit sous la forme de la waslâ alépine, soit sous celle de la noubah andalouse. Il est, souvent, considéré comme le summum de l’expression chantée dans la poésie arabe.

    A Bab El Makina, c’est l’orchestre arabo-andalou de Fès, sous la direction de Mohammed Briouel, qui sera mis à l’honneur pour ce spectacle. Il lui est assigné la mission de restituer cette musique sous sa forme historique, en compagnie de Omar Sarmini et l’orchestre syrien de Paris, conduit par le premier violon, Khalil Jerro. L’ambition est de transporter les festivaliers à la plénitude du chant alépin, porteur tant de romantisme que de nostalgie amoureuse et mystique.

    «La poésie chantée du muwashah (pluriel : muwashahat) et les hudûd halabîya, chants populaires très enlevés que Sabah Fakhrî, lui-même originaire d’Alep, a su faire apprécier à l’ensemble du monde, seront au rendez-vous», promettent les initiateurs du FFMSM.

    Et samedi 22 juin, le spectacle de clôture sera scindé en deux temps. En première partie, le public découvrira le gospel du « Kingdom Choir», venu de la Grande-Bretagne. A ce titre, Karen Gibson, fondatrice et directrice du «Kingdom Choir» n’aurait jamais pu imaginer que deux milliards de téléspectateurs dans le monde la regarderaientt lors du mariage du Prince Henry, duc de Sussex, dit «Harry», et de Meghan Markle, le 19 mai 2018 à la chapelle Saint-Georges de Windsor.

    C’est ainsi qu’aujourd’hui le Kingdom Choir se retrouve propulsé au sein d’un «gospel» international, ce qui, toutefois, n’empêche pas le Kingdom Choir de poursuivre une démarche spirituelle basée sur l’amour, la musique et son pouvoir. Signalons que les grandes chorales de gospel, exprimant l’idée de liberté, ont toujours charmé un jeune public à la place de Bab El Makina.

    C’est la grande sortie pour les badauds attendus en masse pour la finale de ce mélisme 2019. Mais, bien avant, José Mercé et Tomatito d’Espagne feront leur entrée en seconde partie. Avec ces deux ténors, nous voici au cœur de l’épopée du flamenco, face à deux personnages légendaires issus des deux plus grandes dynasties gitanes de Jerez et d’Almería.

    Indépendamment de leurs carrières fulgurantes, José Mercé et José Fernández Torres -alias «Tomatito» - reviennent à leurs racines et n’ont pas oublié les difficultés ayant égrené leur parcours après l’enthousiasme des premières passions. Tomatito a suivi très tôt les traces de Paco de Lucia -qui donnera son avant-dernier concert dans ce même festival en 2013- comme lui, il accompagnera le grand Camaron.

    C’est donc l’un de ses disciples qui revient sur cette scène magistrale de Bab El Makina, lui-même devenu, entre temps, une véritable icône du flamenco. «A l’époque où j’ai vécu, la référence était Paco, pour nous tous et pour ceux qui viennent. En ce qui me concerne, je fais toujours attention à ne pas répéter les mêmes falsetas. J’essaie toujours de faire de nouvelles choses.

    D’offrir quelque chose de nouveau, surtout en pensant aux jeunes qui peuvent me suivre», reconnaît Tomatito. De son côté, Youssou Ndour devait animer le spectacle du 20 juin. L’ex-ministre sénégalais de la Culture a exprimé son vœu de vouloir participer à cette 25e édition-anniversaire du FFMSM, et les organisateurs l’ont vivement accueilli. Surtout que l’artiste avait brillé, à Bab El Makina, lors de la 20eédition, célébrant Nelson Mandela.

    Sacré spectacle à la synagogue

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    L’ensemble Kol Colé s’est produit, mercredi dernier, à la synagogue «Slat Al Fassiyyine». Ainsi, des musiciens d’Ukraine, de Moldavie, de Syrie et d’Allemagne ont présenté les «nouvelles facettes de la musique juive». Ensemble, ils créent une musique nouvelle et vivante, basée sur les traditions du klezmer, des chansons folkloriques russes, des tangos et chansons juives, des vieilles chansons séfarades et hébraïques, de la musique syrienne accompagnée au qanun. Ces concerts ont emmené le public dans des temps oubliés, dans le shtetl juif, la campagne ukrainienne ou encore l’Andalousie médiévale.

                                                                                       

    Jnane Sbill bercé dans la musique «baroque-andalouse»

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    Le «World Youth baroque ensemble» d’Italie, couplé à l’orchestre de musique andalouse de Fès. Voilà un autre concert-création auquel le public du jardin Jnane Sbill a été convié mercredi, découvrant une nouvelle manière de «créer de la musique». Par leur présence, leur contribution humaine et artistique, les jeunes membres du World Youth Orchestra portent en eux une démarche qui anticipe ce que les arts, en particulier la musique, pourraient signifier dans le troisième millénaire. Avec l’orchestre Briouel de la musique andalouse, ils ont dessiné un chapitre essentiel de l’histoire d’un processus artistique, social, et créatif.

                                                                                       

    El Asri et Nouaman Ben Ayyachi pour le grand public

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    A Bab Boujloud, le grand public se déchaîne à l’occasion d’un festival pour tous. L’on a noté une affluence record pour les spectacles offerts gracieusement dans le cadre du programme du Festival dans la ville. L’orchestre El Asri et le jeune Nouaman Ben Ayyachi se sont produits devant plus de 40.000 personnes. Un grand rush est attendu pour Saïd Senhaji, Nass El Ghiwane et Saïd Mouskir.

     

    Youness SAAD ALAMI
    Photos YSA

     

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