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    Economie

    Chasse et pêche, le Maroc en force en Sologne

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5537 Le 18/06/2019 | Partager
    Le pays invité d’honneur au Game Fair, le salon le plus important de France
    3.000 m2 regroupant associations de professionnels, gîtes et domaines de chasse, département des Eaux et forêts, gastronomie…
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    Erigé sous forme de casbah, le  pavillon marocain a mis en avant tout un écosystème autour de la chasse et de la pêche au Maroc. Associations de professionnels, gîtes et domaines de chasse, département des Eaux et forêts, gastronomie, produits du terroir, artisanat, art de la fauconnerie, parades, danse et spectacles équestres, ont fait de l’espace l’un des plus visités du salon (Ph. A.Bo)

    C’est sur quelque 3.000 m2 que le Maroc a exposé, en plein pays de Sologne en France,  ses atouts au plus grand salon de la chasse et de la pêche qui s’est tenu du 14 au 16 juin 2019 à Lamotte-Beuvron. Le  Game Fair, qui en est à sa 38e édition, réunit chaque année plus de 84.000 passionnés de chasse et de pêche, qui arpentent les allées de l’événement dans lesquelles plus de 560 exposants de différentes nations y présentent destinations, produits ou marques.

    L’impressionnant pavillon marocain (meilleure présence étrangère de l’histoire du salon, selon les organisateurs), érigé sous forme de casbah, mettait en avant tout un écosystème autour de la chasse et de la pêche au Maroc. Associations de professionnels, gîtes et domaines de chasse, département des Eaux et forêts, gastronomie, produits du terroir, artisanat, art de la fauconnerie, parades, danse et spectacles équestres, ont fait de l’espace l’un des plus visités du salon.

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    Aziz Akhannouch n’a pas hésité à se mesurer aux chasseurs les plus aguerris, lors d’une partie de tir à l’arc conviviale et bon enfant (Ph. A.Bo)

    Pour cette première participation officielle, le Maroc était représenté par une délégation présidée par Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts.  Un accueil des plus vip a d’ailleurs été réservé au ministre marocain par son homologue français Didier Guillaume.

    Rencontre bilatérale, visite guidée des stands, rencontre avec la Fédération nationale des chasseurs français, les deux ministres se sont même essayé au tir à l’arc dans un esprit bon enfant devant une foule de curieux.

    Mais au-delà des festivités, la présence marocaine représente un enjeu majeur, car Game Fair réunit autant de  personnalités du monde économique que politique et offre une vitrine médiatique unique et une visibilité mondiale. Une occasion unique de sensibiliser le public aux atouts du Maroc, mais aussi promouvoir le tourisme de chasse et de la pêche en eau douce auprès des professionnels français et européens.

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    Artisanat, art de la fauconnerie, parades, danse et spectacles équestres, ont fait de l’espace l’un des plus visités du salon. Ici un faucon pèlerin du Maroc, l’oiseau le plus rapide du monde, il atteint des pics de 390 km/h (Ph. A.Bo)

    Un secteur, de niche certes, mais loin d’être négligeable. Car si le Maroc n’accueille, bon an mal an, que quelque 2.000  touristes chasseurs par an, il compte plus de 80.000 chasseurs (en augmentation de 65% depuis 2009). Le poids du secteur est estimé à 1,18 milliard de DH par saison, avec 10.000 à 15.000 journées de chasse par an, 955.000 journées de travail permanentes et 213.000 journées de travail temporaires.

    Alors qu’en termes de tourisme de niche, le Maroc misait essentiellement sur le golf et les croisières, les différents départements de l’agriculture semblent prendre conscience de l’importance du tourisme de chasse, appelé aussi tourisme cynégétique.

    Comme tout passionné, un touriste chasseur s’accompagne très souvent d’un budget conséquent. Elle génère déjà un chiffre d’affaires annuel estimé à 60 MDH, entre les redevances et les recettes collectées par les hôteliers, guides, restaurateurs et autres activités liées à la chasse. Une broutille comparée à des pays comme l’Espagne qui accueille, annuellement quelque 10 millions de touristes-chasseurs.

    Pour ce qui est de la pêche en eau douce, les potentialités du Maroc sont tout aussi importantes. Une discipline qui rassemble 3.000 adeptes de loisir à ce jour. Le Royaume abrite près de 60 cours d’eau classés à salmonidés offrant plus de 1.500 km de parcours de pêche, mais aussi 19 lacs naturels d’une superficie de plus de 700 hectares, 14 plans d’eau d’une superficie de 60 hectares et plus de 130 retenues de barrage d’une superficie de plus de 100.000 hectares.

    DNES en Sologne, Amine BOUSHABA

     

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