×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Culture

    Musiques sacrées: «Fès, mémoire du futur» au Palais du Luxembourg

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5523 Le 24/05/2019 | Partager
    Un quart de siècle du festival promu au Sénat
    Un hommage au renouveau de la médina
    Des spectacles prévus du 14 au 22 juin
    musiques_sacrees_023.jpg

    De Cuba à l’Azerbaïdjan, le festival des musiques sacrées promet une programmation éclectique. Des chants perses aux litanies irlandaises, en passant par la viole de gambe et les complaintes de la cornemuse Gaïta... Du vendredi 14 juin au samedi 22 juin, l’événement recevra aussi Sami Yusuf, Marcel Khalifa, et Youssou Ndour, et bien d’autres artistes (Ph Fondation Esprit de Fès)

    Un passage obligé. Le lancement de la promotion du Festival de Fès des musiques sacrées au Palais du Luxembourg, à Paris. Les organisateurs du festival phare de la capitale spirituelle se sont donné rendez-vous, cette année, le jeudi 23 mai, à la salle René Coty.

    Pour leur habituelle rencontre au Sénat, Christian Cambon, Abderrafih Zouitene, et Chakib Benmoussa, respectivement le président du groupe interparlementaire d’amitié France-Maroc, le président de la Fondation Esprit de Fès, initiatrice du Festival, ont donné le coup d’envoi de la promotion d’une édition «exceptionnelle».

    Prévu du 14 au 22 juin sur le thème de «Fès, à la confluence des cultures», «le festival célébrera cette année un quart de siècle de sa création qui coïncide avec le 20e anniversaire de l’intronisation de SM le Roi», souligne d’emblée Abderrafih Zouitene rappelant que «le Souverain accorde un immense intérêt au renouveau de la médina de Fès».

    Et c’est pour célébrer ce double événement (25 ans du festival et 20 ans de règne) que la programmation de cette année «sera exceptionnelle».«Nous avons donc fait en sorte de renouveler les registres musicaux tout en mettant l’accent sur la variété des régions et pays représentés au festival », explique le président du Festival.

    La nouvelle édition mettra en avant l’histoire de Fès, à travers un répertoire de chants sacrés, des spectacles créations et du mapping. En fait, la programmation musicale rassemblera plus de trente pays et plusieurs moments forts marqueront cette 25e édition. Les organisateurs donneront le ton dès l’ouverture.

    En hommage à la capitale culturelle, le festival débutera, le 14 juin, par une création originale intitulée «Fès, mémoire du futur». Conçue par le comité culturel et artistique de la Fondation Esprit de Fès en collaboration étroite avec un large éventail d’artistes, la création mettra en scène l’histoire unique de la naissance de la ville impériale.

    Pour les autres spectacles, plusieurs célébrités viendront animer la place Bab El Makina, le Jardin Jnane Sbill, Dar Adyel, le Complexe Ben Youssef, le Palais Glaoui, et la synagogue. Dans l’ordre, Anuna, un ensemble vocal basé à Dublin et fondé en 1987 par le célèbre ténor Michael McGlynn, s’introduira le samedi 15 juin. Il réinterprétera les chœurs irlandais des temps anciens jusqu’à aujourd’hui au jardin Jnane Sbill. Qualifié par le Time Magazine de Rockstar de la musique soufie, Sami Yusuf illuminera la scène de Bab El Makina le samedi 15 juin.

    A noter que Sami Yusuf n’est pas à sa première participation au festival de Fès. On se rappelle encore de son dernier passage, il y a quelques années de cela, à Bab El Makina et Bab Boujloud. Vêtu d’une Djellaba, l’artiste plein d’harmonie spirituelle avait enchanté le public de la cité Idrisside.

    L’incontournable Marcel Khalifa chantera le dimanche 16 juin, accompagné d’un grand orchestre, les chansons arabes qu’il a l’habitude d’interpréter avec virtuosité au oud. Il interprétera notamment ses plus belles chansons, chargées de métaphores fidèlement traduites en notes et rythmiques, comme «Montasiba Al Kamati Amchi», «Ommi», «Ya Bahriyé», entre autres.

    Le Festival 2019 recevra aussi le World Youth Orchestra symbole de paix et de dialogue avec l’ensemble andalou de Fès, la grande nuit du Flamenco avec José Merce et Tomatito, ou encore le groupe Gospel Choir qui s’est produit lors du mariage du Prince Harry et de Meghan.

    Au menu figurent également des chants et danses rituels des femmes de Cuba, Youssou Ndour, l’ensemble Soufi des femmes du Sénégal, l’art du Muwashah d’Alep et les chants sacrés de Perse, l’ensemble soufi Areej du Sultanat d’Oman, et la troupe Bahariyya d’Azerbaïdjan.

    Plusieurs autres formations se produiront dans les différentes scènes musicales de la capitale spirituelle. Pendant 10 jours, ces artistes réputés et éclectiques mettront en scène une conversation d’amour et de joie entre les cultures du monde. «Un message universel qui, allié à une programmation riche et originale, est sûr d’attirer les foules cet été à Fès», conclut Abderrafih Zouitene.

    Le Davos culturel rempile

    Le Forum, moment fort d’échanges et d’interrogations dans un monde en pleine mutation, traitera de la thématique «Fès, à la confluence des cultures» et verra la présence de plusieurs écrivains, chercheurs, philosophes, penseurs... «Grâce à une nouvelle orientation de la stratégie de partenariats et de communication tournée vers le digital, les retombées médiatiques ont renforcé l’attractivité touristique de la ville et l’activité touristique a connu une hausse sans précédent en 2017 et 2018», indique le président de la Fondation Esprit de Fès.

                                                                  

    Au programme aussi

    Autre tête d’affiche, Youssou N’dour montera sur scène jeudi 20 juin. Homme engagé et maintenant acteur politique dans son propre pays, l’artiste promet un concert emprunt d’une grande jovialité et d’une parfaite maîtrise artistique. En provenance de l’Orient mystérieux, plusieurs formations se partageront les feux de la rampe tels que Sahar Mohammadi et Haïg Sarikouyoumdjian (Iran et Arménie) le dimanche 16 juin ou encore Bahariyya, les spécialistes du Mugham venus des contrées lointaines de l’Azerbaïdjan le lundi 17 juin. Les femmes cubaines seront quant à elles représentées par Obini Bata le mardi 18 juin, le groupe versé dans les chants et danses rituels des femmes de la Santeria. Enfin, un groupe exclusivement féminin venu d’Inde dédiera son spectacle cette même journée à Meera, reconnue comme une des plus grandes poétesses de son temps.

    DNES à Paris, Youness SAAD ALAMI

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc