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    Régions

    Oujda néglige son «poumon écologique»

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5520 Le 21/05/2019 | Partager
    Le parc récréatif de la ville complètement délaissé
    Les plantes fanées par manque d’eau et d’entretien
    Les acteurs associatifs montent au créneau
    oujda-jardin-020.jpg

    Par manque d’arrosage et d’entretien, plusieurs parcelles du parc écologique sont desséchées (Ph. AK)

    Réalisé pour être le poumon écologique de la ville, le parc récréatif d’Oujda est complètement délaissé. Ses fleurs se fanent, ses plantes ne fleurissent plus et ses arbres sont endommagés et laissés à l’abandon.

    Les espaces consacrés à la détente se dégradent en mode accéléré. Même les parcours qui servent de circuits pour les promenades et le jogging sont altérés. Un constat alarmant qui interpelle tous les décideurs de la ville, et met sur le devant de la scène la problématique de l’entretien et du suivi des espaces verts et des places publiques. L’incivisme des citoyens est également à mettre en cause. Des campagnes de sensibilisation permanentes sont nécessaires.

    Devant l’ampleur des dégâts, plusieurs acteurs associatifs, écologistes ou avocats, montent au créneau. «Le plus grand parc d’Oujda n’est plus aussi beau, propre et verdoyant qu’auparavant. L’arrosage est insuffisant, le gazon est complètement brûlé et les cafés ne sont pas opérationnels. Dommage pour les habitants de la ville», souligne Salima Faraji, présidente de l’association Espace Jeunes, également avocate. 

    De son côté, Abdelmajid Ziyach, acteur associatif, explique qu’il est temps de redéfinir le concept de la préservation de la nature et des espaces verts auprès des élus. «Il est également indispensable que les associations portent le flambeau, et interpellent les responsables de cette dégradation de la nature et des espaces verts», propose, pour sa part, Mohammed Benatta, militant écologiste.

    Pis encore, «la réalisation des espaces verts à Oujda n’obéit pas à une vision globale d’embellissement. Elle est accomplie pour des raisons de spéculation sur les terrains avoisinants», explique un entrepreneur immobilier.

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    Les équipements sportifs et de jeu, déjà livrés, convertissent les parcs récréatifs en espaces de loisirs et de divertissement. Un point positif pour le projet (Ph. AK)

    Étalé sur 25 hectares, le parc écologique regroupe quelque 25.000 espèces d’arbres adaptables au climat urbain. Sa réalisation a nécessité plus de 65 millions de DH. Il comprend, aussi, 3 hectares de gazon, 3 fontaines, un système spécifique d’éclairage, 8 kilomètres de pistes pour la marche, un parking de 11.200 m², des ouvrages d’irrigation (bassins, canalisations…) constitués d’un système d’irrigation de goutte à goutte, une conduite des eaux usées traitées sur 4,9 km, une station de pompage des eaux, un bassin de stockage et une unité de filtration et de stérilisation des eaux.

    L’idée est que cette réalisation apporte aux habitants de la ville un véritable havre de détente. Elle devait être la référence écologique de la vision Oujda 2020, en dotant la ville d’une ceinture verte pour adoucir le climat et atténuer les effets négatifs de la pollution.

    La dimension esthétique n’est pas omise: traçage des refuges, des types d’arbres, système d’arrosage... De même, les banquettes et bancs de repos répondent aux exigences du développement durable. Tous ces efforts risquent de s’évaporer si aucune intervention n’est programmée.

    Quelques avancées

    Si le couvert végétal se dégrade par manque d’arrosage, alors que la steppe de dépollution des eaux usées est à quelques mètres, d’autres travaux d’embellissement sont en cours. C’est le cas pour le renforcement des lampadaires et du matériel de pompage à base d’énergie solaire. L’opération est en phase finale de réalisation pour assurer des jeux d’eau flottants et d’éclairage nocturne. Elle permettra de prolonger l’ouverture du parc à une heure tardive lors des nuits estivales. De même, des équipements pour la pratique du fitness, ainsi qu’une aire de jeu pour enfants, sont achevés et livrés. Un matériel qui a nécessité 1,3 million de DH dans le cadre d’une convention regroupant les conseils élus (Conseil provincial et conseil communal) et la Wilaya de l’Oriental. En parallèle, un café et un restaurant attendent des autorisations pour être exploités. Ceci dit ce parc a besoin d’un bon gestionnaire et d’une équipe de gardiens spécialisés veillant sur les détails qui font la renommée des espaces attractifs.

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

     

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