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    Algérie: La purge de l’ancien système se poursuit

    Par L'Economiste | Edition N°:5509 Le 06/05/2019 | Partager
    Le frère de Bouteflika et 2 généraux arrêtés ce week-end
    La mobilisation de la population toujours soutenue

    Coup de théâtre en Algérie samedi 4 mai. Saïd Bouteflika, frère cadet et puissant ex-conseiller du président algérien déchu Abdelaziz Bouteflika, a été arrêté. Le général Mohamed Mediene dit «Toufik», patron des services secrets d'Algérie durant 25 ans, et l'ex-coordinateur des services de renseignements Athmane Tartag alias «Bachir», ont également été interpellés. Ces arrestations surviennent au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation. La source sécuritaire, selon AFP, n'a pas encore précisé les raisons de ces arrestations.

    Après la démission de Abdelaziz Bouteflika le 2 avril dernier, les protestataires continuent de réclamer le départ de toutes les figures du système liées à l'ancien président. Saïd Bouteflika, l'une des figures exécrées des manifestants, n'était pas apparu en public depuis cette date. A 61 ans, il était considéré comme le véritable homme fort du palais présidentiel depuis l'accident vasculaire cérébral dont a été victime son frère en 2013.

    Ces arrestations étaient presque attendues depuis la rupture ouverte entre le chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah et le clan présidentiel avec lequel il était lié depuis au moins 2004. En effet, ce dernier entretient des relations houleuses avec le général «Toufik».

    Mi-avril, il l'avait accusé publiquement de «conspirer» pour entraver les solutions de sortie de crise et lui avait «lancé un dernier avertissement». Sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika, le général Gaïd Salah avait poussé «Toufik» à la sortie en septembre 2015, puis avait contribué à la dissolution de son service placé sous la tutelle de l'armée.

    Concernant le général Tartag, présenté par la presse algérienne comme un proche de Saïd Bouteflika, il avait été limogé aussitôt après la démission du chef de l'Etat. Lui aussi semblait avoir été visé indirectement par des accusations du chef d'état-major qui avait dénoncé une réunion entre des «individus connus en vue de mener une campagne médiatique virulente contre l’armée». Selon la presse, cette rencontre avait réuni les trois interpellés. Toutefois, «Toufik» avait nié les faits, dans une déclaration transmise à des médias.

    Par ailleurs, l’ancien homme fort de l'armée algérienne, le général Khaled Nezzar, a récemment accusé Saïd Bouteflika de vouloir instaurer l’état d’urgence ou de siège, et d'avoir même envisagé de limoger le général Gaïd Salah, avant la démission de son frère.

    Ces dernières semaines, plusieurs oligarques proches de Saïd Bouteflika ont été arrêtés, notamment Ali Haddad et les frères Kouninef. Issad Rebrab, patron du groupe Cevital, soupçonné d’être proche du général Toufik mais dont les relations avec le clan Bouteflika ont été difficiles, a également été emprisonné.

    Le parquet d'Alger a aussi entendu cette semaine Ahmed Ouyahia, quatre fois Premier ministre depuis 1995, ainsi que l’ancien chef de la police Abdelghani Hamel, tous deux accusés d’affaires de corruption. Le général Gaïd Salah a récemment appelé la justice à «accélérer la cadence» des enquêtes. Une demande assimilée à une «injonction» par ses détracteurs.

    T.E.G. avec Agence

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