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    Régions

    Tamesloht: Les enfants du douar Shib ont enfin une école «digne»

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5506 Le 30/04/2019 | Partager
    Sanitaires, salle multimédia, activités, vacances… les initiatives
    2 concerts à leur profit par l’Orchestre à Cordes du Pays de Gex
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    Les élèves de l’école du douar Shib profitent aujourd’hui d’une école digne de ce nom. Une association norvégienne leur a même fait parvenir des conteneurs remplis de vélos distribués aux enfants, qui ont très souvent de la route à faire entre la maison et l’école (Ph. Aghbalou pour l’éducation)

    Le hasard est pour beaucoup dans cette aventure. Quand Saâd Baddou, diplomate de carrière aujourd’hui à la retraite, s’installe dans la région de Tamesloht, il ne peut se satisfaire de ce qu’il voit tout près de chez lui. «Je passais tous les jours devant une petite école du douar Shib, qui n’avait ni clôture, ni bloc sanitaire. J’étais meurtri de voir qu’elle se limitait à ses salles de classe», confie-t-il.

    Alors il en parle autour de lui avec l’idée de construire en urgence ces infrastructures de base. «Il y a eu un tel enthousiasme autour de ce projet que nous avons pu financer le mur d’enceinte et un bloc sanitaire de 4 toilettes pour les filles et 4 pour les garçons». Puis tout s’enchaîne encore et encore.

    En 2016, des artistes marocains font don de leurs toiles pour une vente aux enchères au profit de l’association Aghbalou pour l’éducation, aux commandes de ces actions. Une union de bonnes volontés qui fait indéniablement leur force. Une société américaine finance la construction et l’équipement d’une salle multimédia. Une association norvégienne leur fait parvenir des conteneurs remplis de vélos distribués aux enfants, qui ont très souvent de la route à faire entre la maison et l’école.

    Entre autres initiatives, l’école du douar Shib possède aujourd’hui son préau, une bibliothèque, une salle réservée aux enseignants, ou encore un triporteur, rempli de livres, chargé de faire le relais entre tous les écoles de la région. Car c’est bien là le principe de générosité.

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    Chaque été, les enfants de l’école du douar Shib partent au bord de la mer pour les vacances (Ph. Aghbalou pour l’éducation)

    «L’école est aujourd’hui un point d’appui pour diffuser ces mêmes actions au gré des besoins alentours», continue Baddou. Tout ce que l’association réussit à obtenir, elle le partage avec les écoles voisines. Les loisirs ne sont pas en reste. Un dimanche sur deux, les enseignants et les mamans animent des ateliers de peinture, cuisine, broderie, musique… pour les écoliers.

    «Nous tenons avant tout à faire de cet établissement un lieu de convivialité», explique Baddou. Et chaque été, tous partent au bord de la mer pour changer d’air. Alors forcément tout a changé. Les parents, les professeurs, et les enfants, tous se sont épanouis au fur et à mesure que l’école s’équipait. «Nous faisons ici à grande échelle ce que nous faisons tous pour nos propres enfants». Un parfait résumé de l’état d’esprit qui plane aujourd’hui sur cette petite école devenue grande.

    Vivaldi à l’école

    Dernière initiative en date, le 25 avril, l’Orchestre à Cordes du Pays de Gex a offert un concert au sein de l’école de Tamesloht, et un autre le 26 au musée Yves Saint Laurent de Marrakech. Il s’agit à la fois de récolter des fonds, et d’ouvrir de nouveaux horizons aux habitants de cette région rurale encore trop défavorisée. Si l’idée est partie d’une rencontre avec une violoniste française en vacances au Maroc que Saâd Baddou a invitée à se produire devant les élèves, elle a choisi de ramener avec elle tout l’orchestre. «Je pensais qu’elle viendrait en soliste, et nous nous retrouvons avec 14 musiciens», se réjouit le diplomate. Violonistes, altistes, violoncellistes, contrebassistes ont fait résonner Vivaldi pour deux soirées d’exception qui resteront gravées dans les esprits. «Pas un jour où il ne se passe pas un miracle».

    J.A.

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