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    Economie

    Fibre optique: L’écosystème se structure

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5503 Le 25/04/2019 | Partager
    Partage d’infrastructure, renforcement des compétences,… les progrès à réaliser
    Signature d’un partenariat Orange-OFPPT pour la formation de techniciens
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    Orange et l’OFPPT lancent une formation de technicien dans les métiers de la fibre optique. Le programme vise à former les ressources nécessaires pour le déploiement à grande échelle de la technologie. Il devrait favoriser le développement de compétences marocaines dans les métiers de la connectivité (Ph. M.T.)

    L’état des lieux du très haut débit, l’impact de la loi 121-12, la mise à niveau des besoins en compétences ont été les thèmes centraux de la 5e édition du symposium de la fibre optique et des bâtiments connectés. L’évènement a rassemblé plus de 600 professionnels de l’écosystème le mardi 23 avril à Casablanca: Huawei, Sirmel, OFS Optics… «Il y a encore des progrès à faire, notamment développer le partage d’infrastructure, qui est inexistant. Pourquoi faire 3 trous quand on peut en faire 1? Il y a des zones sur lesquelles nous pourrions déployer la fibre optique avec l’aide du service universel, notamment les localités du Sud», soutient Yves Gauthier, DG d’Orange Maroc.
    Avec 85% de la population couverte par la 4G, les nouveaux relais de croissance des opérateurs télécom se situent autour du très haut débit fixe et la fibre optique. De nouveaux relais de croissance sur lesquels les opérateurs se livrent une bataille sans merci, surtout avec les mutations que l’on observe sur le marché. En effet, sur le mobile, les trois opérateurs réunis ont déjà dépassé les 130% de taux de pénétration. Le programme d’investissement (4G et fibre optique) d’Orange tourne autour de 1,2 milliard de DH par an. L’opérateur historique investit plus de 4 milliards de DH chaque année dans le déploiement d’infrastructures liées au développement du haut et très haut débit. Pour sa part, Inwi s’est doté d’un réseau Full 4G. Il a, en outre, amorcé la transition vers la 5G en faisant évoluer son réseau vers la 4,5G, et réussi la première connexion à plus de 1Gb/s. Avec Huawei, l’opérateur a signé un accord de partenariat pour la mise en place d’une série de pilotes 5G pré-commerciale.
    Promulgué en février 2019, le nouveau cadre réglementaire et légal (la loi 121-12 relative à la Poste et aux télécoms) apporte des réponses concrètes au problème de partage d’infrastructures. Elle oblige les opérateurs à publier une offre de partage technique et tarifaire de leurs infrastructures ainsi que la mise en place d’une base de données. Un partage qui est censé dynamiser le marché et augmenter davantage le potentiel et les revenus des concurrents. Le partage d’infrastructures rendra le très haut débit fixe plus accessible en termes de prix et de zones couvertes. «Mutualiser le réseau génie civil nous permettra de diviser par 2 ou 3 le coût de déploiement, en fonction de la configuration de quartiers, qu’ils soient denses ou pas, que ce soit une zone de villas où cela revient plus cher ou une zone d’immeubles. Plus de la moitié du coût de déploiement (entre 50 et 70%) est générée par les travaux de génie civil. Nous nous rapprochons plus des 70%», indique Fayssal Soulaymani, directeur Business Unit Fixe d’Orange Maroc.
    Orange Maroc a annoncé un plan qui table sur 1 million de foyers éligibles (raccordables) d’ici 4 ans, sur les 8 millions que compte le Royaume. Aujourd’hui, à peu près 180.000 logements peuvent avoir accès à la fibre optique. Pour mener à bien ce programme, il va falloir un nombre conséquent de ressources. Soulignons que certains de ses prestataires font déjà appel à de la main-d’œuvre étrangère. Même si le besoin en ressources humaines n’est pas chiffré, les professionnels tablent sur 5 voire 10 fois plus de ressources qu’aujourd’hui. D’où la signature d’une convention avec l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT). Les premiers modules seront lancés d’ici fin 2019.

    Une première vague de 500 techniciens à former

    Orange et l’OFPPT ont officialisé, le mardi 23 avril, leur partenariat pour le lancement d’une formation de technicien dans les métiers de la fibre optique. Un partenariat public-privé créateur de synergies. Leurs équipes travailleront conjointement dans une dynamique collaborative pour l’identification des cursus prioritaires à mettre en place sur le choix de méthodes pédagogiques et des équipements qui seront utilisés pour la formation, le développement des programmes, la formation des formateurs qui seront en charge de dispenser le nouveau curricula. Pour l’heure, le module n’est pas encore conçu, ni la durée de la formation déterminée. «Pour nous, ce n’est pas une formation élémentaire, mais plutôt complémentaire pour des techniciens déjà formés soit dans les métiers des télécoms ou de l’électricité. Vu qu’ils ont déjà un background, leur formation ne durera certainement pas deux ans, mais quelques semaines ou mois. Pour le démarrage, nous tablons sur quelque 400, voire 500 techniciens à former», explique Fayssal Soulaymani.

     

     

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