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    Régions

    Offshoring: Oujda veut concurrencer Casablanca et Fès De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5502 Le 24/04/2019 | Partager
    2.000 positions prévues d’ici 2020, le double en 2022
    Incitations pour les premiers investisseurs et facilitation des procédures
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    Plusieurs conventions ont été finalisées dont une avec le groupe Notoriety pour le recrutement de 500 jeunes, lors de cette 16e édition du SICCAM qui a reçu la visite de Othmane El Ferdaous, secrétaire d'Etat chargé de l'Investissement (au centre) et du wali de la région, Mouad El Jamaï (Ph. AK)

    2.000 emplois dans l'offshoring d’ici 2020 dans l'Oriental. Faire des centres de contact et du digital des leviers de croissance, c'est l'ambition caressée par la région qui vient d'abriter la 16ème édition du Salon International des centres de contact et d’appel au Maroc, à la Technopole d’Oujda. L'objectif étant de présenter les opportunités d'emploi dans ce secteur à travers de nouveaux protocoles d’accord et de conventions. C’est le cas pour Notoriety, Xeed, Class room, ECA Assurances et d’autres opérateurs dans le BPO, le développement informatique et le e-learning. 
    Ainsi, le bassin de l’offshoring pourrait contribuer à la création de 4.000 emplois vers 2022 et faire de cette activité un secteur prometteur pour l’emploi. C’est ce qu’ont détaillé Mohammed Sabri et Mohamed El Ouahdoudi respectivement directeurs du CRI/Oriental et directeur général du SICCAM. De son côté, le CRI bataille pour faire face à la demande et assurer des emplois durables, pérennes et épanouissants pour les jeunes diplômés. Aussi, cinq sociétés internationales viennent de s’engager pour faire d’Oujda-shore un exemple de réussite dans les domaines des centres d’appels, l’informatique, le business process outsourcing (BPO) et l’Information technology outsourcing (ITO).
    Le SICCAM s'inscrit dans le droit fil de la stratégie de la région qui cherche à s'ouvrir sur des nouveaux métiers tels que la digitalisation et la cyber-sécurité. L'objectif est de doter l’Oriental de marques territoriales liées au numérique tout en encourageant les entrepreneurs, les donneurs d'ordre et les responsables locaux à créer un écosystème numérique autour du digital et des call centers. Un atout non négligeable aussi, la région est une véritable pépinière en ressources humaines. Elle compte plus de 115.000 étudiants universitaires et ses élèves du primaire, sont «les premiers sur le plan national en mathématiques (pour ce qui est de l’enseignement public)», a précisé Othmane El Ferdaous, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Industrie. Il a aussi rappelé que la région est pilote en termes de qualité des partenariats public/privé. «Avec de tels avantages, il est illogique de ne pas investir dans l’Oriental», a-t-il martelé. Il faudra toutefois remédier à la qualité des services dans l'accueil, le transport du personnel engagé, l’application des normes RGPD, la gestion de la qualité tout en renforçant la différenciation compétitive, l'expertise et la Data. 

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    La région dispose de tous les atouts pour devenir une destination offshoring. C'est, en effet,  une véritable pépinière en ressources humaines. Elle compte plus de 115.000 étudiants universitaires (Ph. AK)

    Pour rappel, le secteur des services, premier employeur sur le plan national, bénéficie d’un accompagnement financier spécifique au niveau de l’Oriental. Les trois premières unités installées dans chaque écosystème industriel bénéficient d’aides pour l’acquisition du foncier, l’aménagement et l’équipement des locaux ainsi qu’une prime de 6.000 DH pour chaque emploi créé. Ces subventions sont octroyées par le Conseil régional qui a créé un fonds d’aide à l’investissement doté d’un montant de 55 millions de DH, pour les entreprises pionnières ou citoyennes, a précisé Mohammed Mrabet, vice-président du CRO, chargé de l’investissement. Les projets qui y sont éligibles, sont ceux qui assurent au moins 20 emplois et qui engagent au moins 1 million de DH d'investissement. Pour sa part, le CRI facilite les procédures, cherche les profils, adapte les besoins de l'entreprise en terme de ressources humaines avec l’Ofppt et assure le recrutement avec l’Anapec.
    En marge du salon, une vingtaine de conférences se rapportant aux centres d’appels, l’informatique offshore ont été animées par des experts. Il était surtout question de la qualité de vie dans l’Oriental, la Cyber-sécurité, la conformité RGPD, la fuite des cerveaux ou encore comment entreprendre à Oujda. D’autres intervenants ont focalisé sur l’intelligence artificielle, les opportunités et menaces pour les centres de contacts, les services dématérialisés pour l’entreprise et l’assuré, l’amélioration de la productivité des centre d’appels, les offres Centrex pour les entreprises et comment faire des call centers des centres d’excellence.

    Vérités du wali 

    Pour Mouad El Jamaï, wali de l’Oriental et gouverneur de la préfecture d’Oujda, la région de l’Oriental est dans une situation délicate pour investir dans un secteur traditionnel. Elle est contrainte à débourser 50 centimes de plus que les autres régions, pour chaque litre de carburant. Ce qui l’oblige à innover et s’investir dans de nouveaux créneaux. «Dieu merci,  Internet est payé au même prix à Oujda qu'à Casablanca, Fès, où Laâyoune et le m2 du foncier industriel est à moitié prix dans l’Oriental. Avec ces acquis, la région est en mesure de se hisser en pôle attractif dans le secteur des technologies de l'information» a-t-il précisé.

     

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