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    Entreprises

    Delattre Levivier Maroc toujours dans la turbulence

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5500 Le 22/04/2019 | Partager
    La société a perdu 197 millions de DH en 2018
    L’entreprise à la recherche d’un partenaire industriel
    L’avenir de la filiale ivoirienne sera tranché dans les prochaines semaines
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    Comme plusieurs entreprises du secteur de la construction métallique lourde, Delattre Levivier Maroc traverse une période difficile qui pourrait contrarier son développement

    Delattre Levivier Maroc avait beaucoup misé sur le dossier en arbitrage international pour améliorer sa situation financière. Au final, «l’arbitrage a été une grosse déception», regrette Eric Cecconello, administrateur directeur général, lors de la présentation des résultats annuels. La Chambre de commerce internationale à Paris a certes tranché en faveur de Delattre Levivier Maroc, mais les montants accordés sont loin des attentes.

    La créance a été partiellement encaissée en février dernier, fait savoir le management. Il espère aussi une rentrée de plusieurs dizaines de millions de DH d’ici l’été en cas de dénouement d’un second dossier. Si elle se concrétise, cette rentrée redonnera un peu de marge de manœuvre à la société.

    Malgré son expertise, ses difficultés financières sont en train de contrarier son développement. Les dettes fournisseurs ont augmenté de 23% à 476 millions de DH de même que celles envers le personnel et les organismes sociaux (arriérés de salaires et cotisations sociales) s’accumulent. L’ensemble du secteur traverse une crise et est regardé avec méfiance par les banques.

    «Sur le long terme, les perspectives sont bonnes. Mais les difficultés conjoncturelles ont un impact sur l’appréciation des banques. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose qu’elles serrent la vis, mais cela ne doit pas être disproportionné», commente l’administrateur directeur général de Delattre Levivier Maroc. 

    Le reflux des tensions sur la trésorerie et l’augmentation de capital pourraient amener les banques à revoir leur position. La trésorerie nette s’est améliorée en 2018, mais reste négative (-136 millions de DH). L’entreprise a en projet un renforcement du haut de bilan, idéalement cette année.

    Au-delà du délai de réalisation de l’augmentation de capital, le challenge est surtout de convaincre des  investisseurs à entrer dans le tour de table dans le contexte actuel. Les dirigeants sont à la recherche d’un partenaire industriel «qui connaît bien le secteur».

    Malgré ses difficultés, l’opérateur parvient à décrocher des contrats. Les nouveaux marchés s’élèvent à 527 millions de DH dont 16% hors du Maroc. Globalement, le carnet de commandes (comptes sociaux) dépasse 2,2 milliards de DH.

    A l’international, la conjoncture est variée selon les pays. L’activité affiche une bonne rentabilité au Sénégal et les perspectives y sont bonnes, relève le management. La reprise des cours du pétrole ouvre de nouvelles opportunités au Congo.

    En revanche, la filiale ivoirienne a lourdement pesé sur les performances 2018. Elle a eu un impact négatif de 18 millions de DH sur le résultat net. L’avenir de cette structure détenue à hauteur de 50,1% par Delattre Levivier sera tranché dans les prochaines semaines. Le conseil d’administration va se prononcer sur la continuité d’exploitation.

    Delattre Levivier Maroc anticipe un chiffre d’affaires en retrait de 12% à 750 millions de DH en 2019 et un résultat d’exploitation de 37 millions de DH. L’entreprise veut progressivement renforcer la part des services dans ses revenus. Par ailleurs, elle travaille sur la diversification de son portefeuille client. La moitié du chiffre d’affaires 2018 émane des contrats avec l’OCP.

    F.Fa

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