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    International

    Libye: Inquiétudes de l’ONU

    Par L'Economiste | Edition N°:5493 Le 11/04/2019 | Partager
    Report de la conférence nationale
    Les combats s’intensifient autour de Tripoli
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    La reprise des combats en Libye inquiète l’ONU. Ils se sont intensifiés entre les forces de Khalifa Haftar, qui avancent vers la capitale libyenne, et celles du Gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli, à quelques heures d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU (le 10 avril 2019).

    L’Armée nationale libyenne (ANL) de l’homme fort de l’est du pays, le maréchal Haftar, qui mène depuis jeudi dernier une offensive vers Tripoli, a affirmé avoir pris aux troupes loyalistes une caserne à une cinquantaine de km au sud de la capitale.

    Les forces du maréchal Haftar semblent avancer sur deux axes: par le sud et le sud-est, tandis qu’à l’ouest, la route côtière est défendue par les troupes loyalistes et à l’est par les combattants de la ville de Misrata, pro-GNA.

    A une trentaine de km au sud de la capitale, l’aéroport international de Tripoli, inutilisé depuis 2014, est aussi le théâtre de combats, selon des journalistes de l’AFP dans le secteur. Des habitants ont fait état de barrages de sable érigés par les pro-GNA pour bloquer les principales artères et carrefours, empêchant les civils de quitter leurs foyers et de trouver refuge ailleurs.

    Le Croissant-Rouge libyen a indiqué que ses équipes avaient «pu intervenir mercredi dans la matinée pour évacuer les civils des zones de combats». L’organisation n’a pour l’instant accès qu’aux zones contrôlées par le GNA, et de façon discontinue.

    Dans un pays plongé dans le chaos depuis la chute du régime Kadhafi en 2011, les organisations internationales craignent que les civils ne fassent une nouvelle fois les frais des violences. Quelque 3.400 personnes ont déjà été déplacées par les combats, selon l’ONU.

    Les combats compromettent le processus politique, et le report, annoncé mardi, de la Conférence nationale libyenne, prévue du 14 au 16 avril à Ghadamès, paraissait inéluctable. En préparation depuis plusieurs mois par l’ONU, elle devait permettre de dresser une «feuille de route» à même de sortir le pays du chaos.

    L’émissaire de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, devait s’exprimer à ce sujet devant le Conseil de sécurité de l’ONU, qui devait se réunir hier mercredi d’urgence et à huis clos sur la Libye. Soutenu par une autorité basée dans l’est du pays mais non reconnu internationalement, le maréchal Haftar espère étendre son emprise sur l’ouest de ce pays pétrolier, alors qu’il contrôle déjà l’est et, plus récemment, le sud. Mais, en face, les forces loyales au GNA de Fayez al-Sarraj affirment être déterminées à mener une contre-offensive généralisée.

    La Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a rappelé «toutes les parties à leur obligation, en vertu du droit international, de garantir la protection des civils et des infrastructures civiles». Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, a demandé d’épargner les civils, notamment les réfugiés et les migrants bloqués en Libye.

    L’Unicef a indiqué de son côté que près d’un demi-million d’enfants à Tripoli et des dizaines de milliers d’autres dans les régions occidentales étaient directement menacés.

    F. Z. T. avec agences

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