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    Insolites

    Un Monde Fou

    Par L'Economiste | Edition N°:5486 Le 02/04/2019 | Partager

    ■ Un hamburger à 800 euros
    Ce n'est plus le Japon de la bulle, pourtant on s'y croirait: un restaurant d'un hôtel huppé de Tokyo propose depuis lundi un hamburger... à 800 euros, pour honorer l'intronisation d'un nouvel empereur début mai. Il pèse 3 kilos, mesure 25 cm de diamètre, se compose de foie gras, tranches de boeuf et truffe noire, le tout surmonté d'un pain saupoudré d'or. «Nous voulions célébrer le nouvel empereur et une nouvelle ère pour le Japon», a expliqué à l'AFP le chef Patrick Shimada, tout en concoctant l'onéreux plat. Coup de pub, et aussi «l'occasion de me rapprocher de mes racines japonaises», assure cet Américain aux origines nippones. Le «Golden Giant Burger», affiché au prix indécent de 100.000 yens, restera au menu jusqu'à fin juin. Le Japon a longtemps banni la consommation de viande, une interdiction levée par l'empereur Meiji en 1872 et, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le hamburger s'est fait une place dans l'archipel. Le gouvernement a révélé lundi le nom de l'ère qui débutera le 1er mai, «Reiwa», dont les deux idéogrammes combinés évoquent une harmonie porteuse d'espoir, selon le Premier ministre Shinzo Abe. Cette appellation accompagnera le règne de Naruhito qui succédera à Akihito, après son abdication exceptionnelle en raison de son grand âge.

    ■ Un urinoir pour vaches pour réduire les émissions de gaz
    «Une vache ne sera jamais totalement propre mais on peut lui apprendre à aller aux toilettes»: des bovins aux Pays-Bas maîtrisent depuis peu l'art de faire pipi dans un urinoir pour réduire les émissions de gaz libéré par les effluents d'élevage. Connus pour être à la pointe de l'innovation, les Pays-Bas sont aussi les deuxièmes exportateurs agricoles et agroalimentaires du monde, derrière les Etats-Unis. Pour limiter l'impact du secteur agricole sur l'environnement, le gouvernement néerlandais -ambitieux dans la lutte contre le réchauffement climatique- impose des mesures strictes aux agriculteurs, telles que des restrictions de taille des troupeaux, des périodes d'épandage de fumier limitées et des normes sanitaires dans les étables. Avec le CowToilet (toilettes pour vaches, en français), «on attaque le problème directement à la source», déclare à l'AFP Henk Hanskamp, autoentrepreneur et créateur de l'urinoir. En réceptionnant l'urine, ce dernier permet de réduire les émissions d'ammoniac, un composé chimique créé lorsque le liquide entre en contact avec le fumier. Il se forme alors à partir de cet ammoniac du protoxyde d'azote, gaz à effet de serre. Le principe du CowToilet est simple: l'urinoir est situé dans un box, au niveau du postérieur du bovin, invité à y manger des granulés. Une fois le repas terminé, un robot stimule un nerf au-dessus de la mamelle, ce qui donne à la vache - qui produit entre 15 et 20 litres par jour - l'envie d'uriner. Ainsi, M. Hanskamp, dont l'entreprise développe des innovations pour le secteur agricole, prévoit de «réduire au moins de moitié les émissions d'ammoniac libérées par les effluents d'élevage» une fois le processus peaufiné. Les scientifiques et les universitaires saluent l'arrivée sur le marché - prévue pour 2020 - de l'urinoir, qui a remporté mi-mars un prix local pour la meilleure innovation.

     

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