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    International

    Algérie: Exit Abdelaziz Bouteflika…

    Par L'Economiste | Edition N°:5485 Le 01/04/2019 | Partager
    Le mouvement citoyen ne faiblit pas
    L’armée réitère son appel à déclarer le président sortant inapte

    Identifiant Scald invalide.

    Abdelkader Bensalah, le président du Conseil algérien de la nation, est censé, selon l'article 102 de la Constitution, remplacer le président Abdelaziz Bouteflika (Ph. AFP)

    Le mandat du président Abdelaziz Bouteflika a pris fin le 29 mars. La sortie, le lendemain, d’Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l’armée algérienne, est largement perçue comme un lâchage de l’ère Bouteflika. Samedi dernier, le général a proposé que le président sortant, affaibli par la maladie et contesté par la rue, soit déclaré inapte à exercer le pouvoir en vertu de la Constitution ou qu'il démissionne.

    La proposition de l'armée algérienne d'écarter le président Abdelaziz Bouteflika est la seule qui puisse faire sortir l'Algérie de la crise actuelle, a déclaré samedi Ahmed Gaïd Salah, ancien soutien indéfectible de Bouteflika. Le chef de l’état-major insiste sur le fait  que la proposition de l’armée, qui s'inscrit exclusivement dans le cadre constitutionnel, constitue l'unique garantie à même de préserver la stabilité politique, afin de prémunir le pays de toute situation malencontreuse.

    La position de l'armée algérienne sur le recours à l’article 102 de la Constitution demeure immuable, a-t-il assuré. L’article 102 de la Constitution est clair: Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation, est censé remplacer le chef de l'Etat si celui-ci est incapable de mener à terme son mandat.

    Selon la Constitution algérienne, l'article 102 est applicable lorsque le président se trouve dans l'impossibilité totale d'exercer ses fonctions, pour cause de maladie grave et durable. Dans ce cas de figure, une période de 45 jours est nécessaire pour la confirmation de la constatation de la vacance du pouvoir. Le hic est que plusieurs figures de la contestation ne veulent pas d'un président par intérim qui soit le numéro deux du système Bouteflika.

    Les manifestants réclament une «solution politique et une période de transition, souhaitant le départ de l’ensemble des symboles du système». Les Algériens, en masse, opposent à cet article une autre disposition constitutionnelle, l’article 7 en l’occurrence, qui octroie les pleins pouvoirs au peuple dans le choix de sa destinée.

    Tout en mettant en garde contre des solutions anticonstitutionnelles à la crise que traverse l’Algérie, le chef d'état-major de l’armée dénonce «l’orchestration d'une campagne médiatique virulente contre l'armée visant à faire croire que le peuple algérien rejette l'application de l'article 102 de la Constitution».

    Et d’ajouter: «Des parties malintentionnées préparent un plan visant à porter atteinte à la crédibilité de l'armée». Le général Gaïd Salah précise qu'il s'agit là d'une «ligne rouge». La majorité du peuple algérien, à travers les marches pacifiques, a accueilli favorablement la proposition» de l'armée, insiste le chef de l’état-major.

    Vendredi dernier, des millions d'Algériens ont battu le pavé pour la 6e semaine consécutive. D’une semaine à l’autre, la mobilisation ne faiblit pas. De nombreux observateurs y voient un rejet de la proposition de l'armée. Le mouvement citoyen ayant déjà fait tomber des citadelles, il n’est visiblement pas près de céder.

    M.Ko. avec agences

     

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