×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Modèle économique: Chami plaide pour une consultation citoyenne

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5484 Le 29/03/2019 | Partager
    Limites et paradoxes du schéma actuel
    Le CESE implique les parties prenantes
    ahmed-reda-chami-084.jpg

    Ahmed Reda Chami, président du Conseil économique social et environnemental (CESE): «Nous sommes dans une approche participative qui fait partie de l’ADN du conseil» (Ph. L’Economiste)

    Le Maroc a réussi à réaliser des choses positives durant les 20 dernières années : Entre 1999 et 2018, le Royaume a réalisé une croissance moyenne annuelle de 4%. Globalement, la pauvreté a reculé en baissant de 25 à 6%. Baisse de l’analphabétisme, un indicateur sur lequel le Maroc est passé de 48 à 32%.

    Pareil pour les infrastructures routières, l’indice de connectivité du pays... En même temps, «Les inégalités se sont creusées, l’éducation est toujours dans un état lamentable, la santé laisse à désirer…», dénonce Ahmed Reda Chami, président du Conseil économique social et environnemental (CESE), lors d’une conférence-débat organisée le 27 mars à l’Iscae.

    Le rôle de l'investissement public dans la création de la richesse est indéniable, mais il bute contre une série d’obstacles. «Il faut s’intéresser au pourquoi», préconise Ahmed Reda Chami. Le Maroc investit chaque année à peu près 180 milliards de DH, environ 30% du PIB. Ce qui est considérable. Cependant, le pourcentage de PIB investi ne génère pas assez de croissance économique. Cet impact est mesuré par l’indice ICOR (Incremental Capital Output Ratio).

    Entre 1999 et 2018, le Maroc a réalisé une croissance moyenne annuelle de 4%. Autre paradoxe: le Maroc consacre en moyenne 5% de son PIB à l’éducation, avec des résultats «médiocres», ou encore une forte croissance du revenu moyen par habitant. Du coup, non seulement la croissance ne profite pas à tout le monde, mais l’on assiste à un creusement des inégalités.

    Les limites du modèle économique actuel imposent un changement de mindset avec l’adoption d’un nouveau modèle qui ne s’inscrit pas sur le court terme, et qui transcende le programme gouvernemental. «Ce modèle ne peut pas être conçu sans aboutir à un Maroc plus équitable. La croissance se fait avec le souci de justice sociale, ce qui fait que les citoyens ont plus confiance, investissent plus, ce qui se répercute in fine sur la croissance», explique le président du CESE.

    Les Marocains, les partis politiques ou autres parties prenantes doivent s’impliquer dans sa construction. Il faut que ce modèle soit inclusif. Autrement dit, personne ne doit être laissé sur le bord de la route. Tout le monde doit contribuer en fonction de ce qu’il peut apporter.

    Le Royaume a besoin d’être dans un nouveau modèle qui amène au moins de la résilience face aux chocs externes, qui lui permet d’avancer et d’être plus équitable, plus inclusif et davantage efficace dans le déploiement des politiques publiques afin de générer plus de ressources.

    En tant que partie prenante, le CESE va contribuer à sa construction, partant de ses productions. Pour y arriver, le conseil compte réaliser une consultation citoyenne à travers des auditions, des débats entre experts et universitaires pour ensuite faire des propositions.

    Rappelons que la troisième assemblée constitutionnelle du Royaume a produit 7 rapports avec des recommandations sur différents sujets (Rapport sur la richesse globale du Maroc, un autre sur le nouveau modèle de développement des provinces du Sud; les politiques industrielles; la fiscalité; la gestion des ressources hydriques ; la régionalisation avancée; les changements climatiques ou encore le rapport sur la nouvelle Initiative nationale intégrée pour la jeunesse marocaine).

    Ces acquis serviront de base voire de matière première susceptible d’être enrichie pour aboutir à un nouveau modèle de développement.

    M.Ko.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc