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    Culture

    Festival de cinéma d’animation de Meknès: «Construire en profondeur un événement ancré»

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5481 Le 26/03/2019 | Partager
    Plus de 25.000 festivaliers attendus du 23 au 27 mars
    Projections, expositions et échanges… durant cette 18e édition
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    «Le FICAM peut se placer au 2e rang après le festival international d’Annecy. Il devrait bénéficier davantage de l’appui des conseils élus (Ville et Région), parce qu’il participe au rayonnement international de Meknès, la 5e ville du Royaume», estime Mardochée Devico, président de la Fondation Aïcha, organisatrice du festival (Ph. YSA)

    Coup d’envoi, vendredi dernier, du Festival international de cinéma d’animation de Meknès (FICAM). L’événement culturel phare de la capitale Ismaïlienne célèbre cette année (du 23 au 27 mars) sa 18e édition. Organisé sous le Haut Patronage de SM le Roi, le FICAM 2019 attire plusieurs réalisateurs et producteurs d’Espagne, France, Japon, Brésil,... entre autres. Ce sont les mêmes qu’on retrouve aux festivals d’Annecy et Nice, mais aussi à Meknès. 

    «Nous accueillons des stars, mais aussi un grand public assoiffé de films d’animation…Ainsi, pas moins de 25.000 festivaliers, sont attendus lors de cette édition», indique Mardochée Devico, président de la Fondation Aïcha, organisatrice du festival.

    «Après 18 ans de travail, le FICAM peut désormais se placer au 2e rang après le festival d’Annecy. Mais, on peut encore faire mieux et lui donner une image encore plus internationale, bien que cette année nous avons 16 pays représentés», exprime-t-il. L’ambition, selon lui, est d’accueillir au moins une trentaine de nations à l’occasion de la 20e édition (dans 2 ans). En attendant, le festival 2019 met en compétition officielle quelque 53 courts-métrages.

    «C’est beaucoup…mais, c’est la rançon du succès!», estime Devico. Signalons que les compétitions ont reçu plus de 300 films avant de présélectionner une cinquantaine pour le grand concours qui se poursuit jusqu’au 27 mars. Au final, les primés recevront le trophée du FICAM, mais aussi des prix en numéraire allant de 3.000 à 5.000 euros.

    Et pour la première fois, le festival se dote d’une compétition internationale du court-métrage d’animation Jeune public «Prix Jeunesse TV5 Monde» décerné par des élèves, d’un montant de 1000 euros.

    En tout cas, l’événement continue d’offrir à la ville, grâce à l’Institut Français de Meknès, un véritable rayonnement international. Initiée en partenariat avec L’Economiste, cette manifestation met chaque année un pays à l’honneur. Jusqu’à présent, elle a consacré tous les pays d’Europe, les Etats-Unis, et le Canada.

    Pour l’édition 2019, la programmation a mis un focus sur le cinéma d’animation espagnol. Que du bonheur pour la population de Meknès qui adhère à ce festival «très attendu», au même titre que les jeunes étudiants venus de Tétouan, Casablanca et Marrakech.

    Pour ces derniers, c’est l’occasion de côtoyer des professionnels à l’instar de Didier Brunner, producteur de films français, Alberto Vazquez, producteur espagnol, Michael Dudok de Wit, réalisateur néerlandais, et Samia Akariou, comédienne et scénariste marocaine.

    Sans oublier l’illustrateur américain Peter de Sève, le japonais Isao Takahata, ou encore Emilio de la Rosa, producteur et réalisateur de films d’animation et enseignant à l’école des arts de Madrid, et Marc du Pontavice, Président de Xilam Animation (Sharko, Les Dalton…). «C’est ce qui explique que nous affichons tout le temps complet et nous ne pouvons pas faire plus parce que nous n’avons pas assez de salles», se réjouissent les organisateurs.

    Doté d’un budget de 3,5 millions de DH, le FICAM est un événement fédérateur qui met en relief le patrimoine culturel de la ville de Meknès et sa région. «C’est une action citoyenne de la Fondation Aïcha, comme pour le Rallye Aïcha des Gazelles

    Toutefois, nous pensons que les Conseils élus doivent donner un bon coup de main à cet événement et s’impliquer davantage dans sa promotion et son rayonnement, afin de mieux faire connaître Meknès», souligne le président du festival.  

    Côté retombées, si le Rallye Aïcha a aujourd’hui une renommée internationale «valable». Le FICAM est, pour sa part, connu régionalement dans le milieu professionnel. Il a des retombées «difficiles à quantifier». En revanche, ses organisateurs travaillent en profondeur pour construire, une année sur l’autre, «un événement ancré».

    Pour tous les goûts

    La programmation de cette 18e édition répond à tous les goûts. Ainsi, le public du FICAM suit des projections inédites et participe à des expositions, des tables rondes, et des rencontres…dans un espace printanier offert par l’IFM. En salle, la bonne humeur est garantie avec nos amis Astérix et Obélix héros du film «Astérix et le secret de la potion magique», projeté dimanche. Parfois, il y a aussi de la grande émotion, comme pour l’incontournable «Leçon de cinéma» du réalisateur américain Peter de Sève, invité d’honneur du FICAM, et les séances dédicaces en présence de Michel Ocelot et Yung Hénin. Enchantement également pour les jeunes spectateurs qui ont été séduits par le film «Mango», présenté par son réalisateur Trevor Hardy et son scénariste Neil James. Et enfin de la magie grâce à l’histoire entrainante du film «Okko et les fantômes», de son réalisateur japonais Kitarô Kôsaka et son producteur Saito Masahiro.

    Youness SAAD ALAMI

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