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    Béni Mellal-Khénifra: «Le financement des unités de santé coûte cher»

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5480 Le 25/03/2019 | Partager
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    Pour Dr. El Maati Errachiq, «il faut promouvoir l’investissement privé national dans le secteur de la santé» (Ph. JEH)

    - L’Economiste: 180 millions de DH à Settat, 160 millions de DH à Béni Mellal et 51 millions de DH à Fkih Ben Salah. C’est un investissement énorme.
    - Dr. El Maati Errachiq:
    C’est un investissement lourd certes, mais notre ambition, notre vision est de proposer une offre de soins aux normes internationales. Cela paraît, certainement, lourd, mais il s’agit d’une extension d’activité qui est large. Ce sont des spécialités et des équipements de pointe que l’on ne trouve pas dans toute cette région. Ces investissements englobent notamment la construction de bunkers de radiothérapie qui coûtent extrêmement cher (plus de 60 millions de DH), d’autant plus que peu d’entreprises ont la maîtrise de l’expertise nécessaire à ce genre de construction.
    D’autre part, si nous voulons proposer une offre de soins correcte, nous devons nous équiper d’accélérateurs de radiothérapie. Ils coûtent entre 50 et 70 millions de DH chacun pour s’équiper en matériels de dernières technologies.
    A cela, il faut ajouter l’équipement pour l’IRM qui coûte pas moins de 10 millions de DH, une salle de cathétérisme qui coûte autant.

    - Avez-vous été confrontés à des difficultés de financement des investissements?
    - Nous avons rencontré beaucoup de difficultés pour lever le capital nécessaire à cet investissement. Un grand blocage, il faut le dire. Et c’est commun à tous les investissements privés dans le secteur de la santé. D’ailleurs, les rapports de cabinets d’audit et de conseil, reconnus pour leur sérieux et leur compétence, sont éloquents à ce sujet. Ils ont établi qu’il y a une grande défaillance des sources de financement de structures de soins. Il faut savoir que le taux d’intérêt pour un prêt bancaire destiné au financement de la construction d’une structure hospitalière est de 6,5 %. Le premier crédit que nous avons contracté l’a été à 8,5% hors taxes. C’est un taux qui est loin d’être encourageant pour investir dans le secteur de la santé. C’est pour cela que nous avons cherché des fonds ailleurs, notamment à travers un partenariat avec le français Elsan pour l’extension de la clinique Les Oliviers de Settat qui va coûter 180 millions de DH. Cette clinique rejoint ainsi Elsan, le deuxième groupe français d’hôpitaux privés, qui a une grande expérience dans la gestion et le management de structures de santé privées. Notre établissement, fondé en 2015 par une équipe de médecins spécialistes marocains reconnus, s’est imposé en peu de temps comme la structure médicale incontournable de la ville de Settat et de sa région. C’est ce qui nous a encouragés d’investir dans les unités de Béni Mellal et Fkih Ben Salah.

    - Votre partenariat avec Elsan va-t-il s’étendre aux unités de Béni Mellal et Fkih Ben Salah?
    - Non, il concerne uniquement la clinique Les Oliviers de Settat. Répondre aux besoins et attentes de la population et la dynamique médicale ont été à l’origine du rapprochement avec Elsan qui compte 25.000 collaborateurs et 6.500 médecins libéraux exerçant dans les 120 établissements du groupe en France. Ils prennent en charge plus de deux millions de patients par an.
    Cependant, il faut noter que ce partenariat porte uniquement sur 60% de l’investissement destiné à l’extension de la clinique Les Oliviers de Settat.
    Pour les unités de Béni Mellal et Fkih Ben Salah, il y a un grand apport de fonds propres de médecins de la région et d’autres.

    Propos recueillis par J.E. HERRADI

     

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