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    International

    La mise au point de Bourita à Alger

    Par L'Economiste | Edition N°:5475 Le 18/03/2019 | Partager
    La diplomatie marocaine pour une «non-ingérence»
    Spéculations sur l’action d’une «main étrangère»
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    Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Nasser Bourita, précise la position du Maroc au sujet des manifestations en Algérie: pas d’intervention dans les affaires du pays voisin (Ph. Bziouat)

    Le Maroc a affirmé samedi 16 mars poursuivre son attitude «de non-ingérence» par rapport aux manifestations en Algérie contre le régime en place. Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération s’est abstenu de tout commentaire depuis le début des manifestations dans le pays voisin. Ce mouvement populaire est d’une ampleur inédite depuis 20 ans.

    La contestation populaire ne faiblit pas. Elle s’est maintenue à cause de la décision de Bouteflika de reporter l’élection présidentielle et de proroger son mandat. Au pouvoir depuis 1999, son 4e mandat prend fin le 28 avril 2019.  C’est dans ce contexte politique très tendu qu’intervient la sortie de la diplomatie marocaine en réaction aux spéculations d’une partie de la presse française et des journaux proches du régime algérien.

    «Le Royaume a décidé de se tenir à une attitude de non-ingérence par rapport aux récents développements en Algérie. Il s’est abstenu de tout commentaire à ce sujet», a précisé à l’AFP le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita. Chaque fois que le régime algérien est contesté, il met en avant le prétexte des ennemis de l’extérieur qui sont par ordre le Maroc, la France et les services secrets israéliens à savoir le Mossad.

    Cette diversion ne fonctionne plus auprès des Algériens. Certains organes d’informaton, français et algériens proches du pouvoir, ont laissé entendre que Rabat téléguide les manifestants. «Le Maroc n’a ni à se mêler des développements internes que connait l’Algérie, ni à les commenter», ajoute le chef de la diplomatie marocaine.

    Les relations entre les deux poids lourds du Maghreb sont plombées depuis des décennies par le dossier du Sahara. Alger sponsorise politiquement et matériellement  le Polisario depuis le début de ce dossier en 1975. La frontière entre les deux pays est fermée depuis 1994. Du temps de la décennie noire où intellectuels,  journalistes, artistes et représentants de la force publique étaient assassinés par des terroristes.

    Par ailleurs, un autre grand pays méditerranéen, l’Egypte, «met en garde contre les risques que posent», selon son président, Abdel Fattah al-Sissi, «les manifestations dans des Etats de la région» (Cf. L’Economiste n°5471 du 12 mars 2019). Le Soudan est également secoué par des mouvements de contestation contre le président Omar El Bachir.

    J.R avec AFP

     

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