×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    OCP renforce son programme «Eau» à Phosboucraâ

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5475 Le 18/03/2019 | Partager
    Le groupe construit une 2e station de dessalement d’eau de mer
    Objectif, couvrir les besoins hydriques et accompagner le développement industriel du site
    ocp-phosboucraa-075.jpg

    L’actuelle unité de dessalement par osmose inverse mise en service en 2005 dispose d’une capacité de 1,2 million mètres cubes. Elle sera renforcée par une seconde unité d’une capacité de 7,5 millions de mètres cubes (Ph. OCP)

    Abandonner l’usage des eaux souterraines et ce dans tous sites industriels. C’est l’objectif que s’est fixé le groupe OCP à l’horizon 2020. L’Office a en effet mis en place un vaste programme «Eau» qui a mobilisé depuis 2008 plus de 3,5 milliards de DH- financés entre autres par des prêts internationaux de l’AFD et la KFW.

    Ce programme s’articule autour de plusieurs axes dont l’optimisation de l’utilisation de la ressource en eau sur l’ensemble de la chaîne de création de valeur, la réallocation géographique des ressources en eau de surface et la mobilisation des ressources en eau non conventionnelles (réalisation de stations d’épuration des eaux usées et de nouvelles unités de dessalement d’eau de mer).

      Pour l’Office, le défi est de satisfaire durablement ses besoins industriels en eau, qui atteindraient à terme 160 millions de m3 par an environ. Pour l’heure, 35 % de sa consommation en eau provient du dessalement d’eau de mer et du traitement des eaux usées urbaines.

    L’Office ambitionne de porter ce chiffre à 100% dans les prochaines années à l’instar de ce qui se fait à Phosboucraâ.  Ici, toutes les ressources utilisées sont des eaux non conventionnelles et grâce à l’usine de dessalement d’eau de mer que ce soit  les projets actuels  ou ceux du futur,  insiste Ali Grib, vice-président développement industriel Phosboucraâ.

    «La protection des ressources hydriques a été un facteur déterminant dans le choix des procédés dans ce site avec une priorité des priorités: optimiser la consommation d’eau».  La plate-forme industrielle de Phosboucraâ reçoit depuis les mines Boucraâ la roche phosphatée qui est lavée et séchée avant d’être acheminée à l’export. Pour ce faire, l’OCP a mis en service dès 2005 une unité de dessalement par osmose inverse avec une capacité de 1,2 million de mètres cubes.

    Le groupe est en train de construire une seconde station d’une capacité 7,5 millions de mètres cubes, sur le modèle de ce qui a été fait à Jorf Lasfar. Elle permettra de satisfaire les besoins en eau du programme de développement industriel du site Phosboucraâ, en complément de la station actuelle. Le chantier avance plutôt bien et 45% des travaux ont été réalisés.

    D’après le management de Phosboucraâ, la  nouvelle station devrait être mise en service en 2020. Car les projets de développement industriel de la plate-forme sont bien nombreux. Depuis trois ans, la filiale de l’OCP est sur un mégaprojet qui vise principalement à optimiser l'extraction et prolonger la durée de vie des gisements de roches existants.

    Dans ces projets, on retrouve la deuxième station de dessalement, une nouvelle laverie dont la seconde phase de construction a été lancée en février 2019. D’une capacité de traitement de 3 millions de tonnes par an, cette unité est un élément majeur du programme de développement industriel de Phosboucraâ. Elle permettra l'extraction de couches supplémentaires de phosphates naturels, optimisant ainsi les réserves de phosphate récupérables de la zone minière de Boucraâ.

    L'installation comprendra entre autres une unité de traitement des boues de lavage et de recyclage des eaux de lavage, deux décanteurs de boues, une zone de stockage…  Autre projet majeur dans ce mégaprojet, la construction d’un complexe pour la production d’engrais sur une superficie de 36 hectares, qui permettra de transformer le phosphate extrait de Boucraâ  en un million de tonnes d’engrais par an.

    Ce complexe à lui seul nécessitera 2,24 millions d’hommes/ jour pendant sa phase de construction et mobilisera plus de 600 personnes à temps plein. Ce projet illustre l'engagement de Phosboucraâ qui cherche à renforcer et à développer l'économie locale, à créer des emplois et à stimuler l'écosystème industriel local.

    Enfin, il est prévu la construction d’un nouveau port qui remplacera celui en fonction et qui permettra de répondre aux besoins du site et de l’importation de ces produits et l’exportation du phosphate enrichi. La réalisation de ces différents projets, assure le management de Phosboucraâ, se fera en total respect de l’environnement.

                                                                     

    Technopole Foum El Oued

    Dans sa quête au développement durable, Phosboucraâ pourra s’appuyer sur la Fondation éponyme, filiale du groupe dans les régions du Sud et qui pilote sur le territoire un projet d’aménagement d’envergure: la Technopole Foum El Oued. Cette cité du savoir, construite à 18 km de Laâyoune vise à bâtir un écosystème du savoir à l’échelle régionale et nationale en vue d’accompagner le développement de projets économiques pour une meilleure valorisation des ressources primaires du territoire. Elle constituera une plate-forme de rayonnement international sur les thématiques du développement durable en milieu aride. La Technopole est constituée de trois composantes majeures: le Lycée d’Excellence, l’Université Mohammed VI Polytechnique et le Centre de compétences industrielles. Ses infrastructures à caractère social et environnemental auront également pour vocation de préserver du littoral la commune de Foum El Oued et  contribuer au développement durable des régions du Sud.

    DNES Badra BERRISSOULE

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc