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    Rabat: Le plan d’action de la commune enfin prêt!

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5455 Le 18/02/2019 | Partager
    Il devrait être avalisé le 19 février prochain par le conseil de la ville
    304 projets identifiés pour 16,8 milliards de DH

    Après plus de deux ans de retard, la ville de Rabat vient enfin d’achever l’élaboration de son plan d’action communal (PAC). Selon l’article 78 de la loi organique n° 113-14 relative aux communes, le PAC devrait être établi au plus tard au cours de la première année du mandat du conseil.

    Son adoption est programmée, mardi prochain, lors de la 2e réunion du conseil de la ville prévue dans le cadre de la session de février. En principe, ce plan devrait constituer la feuille de route pour le conseil pour les six prochaines d’années.

    Ce document a nécessité un travail de diagnostic préalable qui a permis de dégager une vision de développement avec 8 axes stratégiques. Ils portent sur les principaux défis à relever comme notamment le renforcement de la compétitivité économique de la commune, l’amélioration de la mobilité au niveau de son territoire et le développement d’un urbanisme permettant de garantir une équité spatiale.

    Pour la concrétisation de cette vision, le PAC a identifié 304 projets et actions dont l’investissement global s’élève à 16,8 milliards de DH sur six ans. Le grand lot, soit 10,25 milliards de DH, est attribué à la mise en place d’un système de transport urbain équilibré et moderne au niveau de tous les arrondissements de la commune.

    Concernant le financement, la contribution de la commune avoisine 3,5 milliards de DH, et le reste, soit plus de 13 milliards de DH, sera mobilisé auprès des partenaires publics et privés. Comment la commune pourra-t-elle financer son plan d’action alors qu’elle peine à dégager un excédent qui, dans le meilleur des cas, ne dépasse pas 30 millions de DH par an? La situation financière «fragile» de la commune ne lui permet pas de contracter de prêts.

    Pour rappel, la mairie vient à peine de contracter un deuxième prêt auprès du FEC d’un montant de près 600 millions de DH pour s’acquitter de sa contribution dans le programme de développement urbain intégré Rabat (2014-2018).

    «Le PAC a permis de constituer une banque de projets qui peuvent contribuer à la réalisation de notre vision pour le développement de la commune», précise Mohamed Sadiki, maire de la capitale, qui affirme que la santé financière de sa commune ne permettra pas de lancer l’ensemble des projets.

    Pour ceux qui sont prioritaires, la mairie compte se mobiliser pour la recherche des fonds nécessaires à leur réalisation notamment à travers des partenariats avec des acteurs publics et privés aussi bien nationaux qu’étrangers, explique le maire de Rabat. Ce dernier tient à rappeler que ces projets auront un impact positif sur les citoyens et également sur le développement des activités de certains partenaires.

    Les études ont aussi un prix

    La majorité des communes confient l’élaboration de leur plan d’action à des cabinets d’études dont le coût varie entre 400.000 DH et plus de 700.000 DH. Celui de Rabat va nécessiter un budget d’environ 600.000 DH, selon une source proche du dossier. Des prestations «salées» qui risquent de plomber le programme de développement régional (PDR) que les régions doivent préparer. «Le montant déboursé par certaines régions a dépassé les 12 millions de DH», toujours selon notre source.

    De notre correspondant permanent, Noureddine EL AISSI

     

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