Régions

Tanger: Le CRT cherche un nouveau président

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5454 Le 15/02/2019 | Partager
Elu en mars 2018, Boucetta, président en exercice, a démissionné en novembre
Deux candidats se sont présentés pour prendre la relève
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Le Conseil régional du tourisme (CRT) de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma est à la recherche d’un nouveau président. Pour la deuxième fois en moins d’un an, ce conseil, qui regroupe les représentants du secteur du tourisme, aura à élire le 20 février prochain un nouveau patron après la démission surprise de Mustapha Boucetta en novembre dernier. 

Pour l’heure, deux candidats ont déjà manifesté leur intention de se présenter à ces élections. D’un côté, on retrouve Mustapha Elbroji, actuel vice-président du CRT en charge du transport. Elbroji est actuellement gérant d’un réseau d’agences de voyages avec une solide expérience en tant qu’ancien représentant de la Royal Air Maroc en Europe et au Moyen-Orient en plus d’être très actif dans le monde associatif et sportif.

Face à lui se place Aziz Benami, patron d’une agence de voyages de luxe avec, de son côté aussi, une riche expérience dans le monde associatif en tant que président de l’association Ibn Batouta.

Les candidats se bousculent, certes, mais moins que pour les dernières élections où pas moins de 4 prétendants s'étaient manifestés. Rien n'est toutefois impossible, selon des professionnels, qui estiment qu'il ne serait pas étonnant de voir d’autres candidatures émerger avant l’élection.

En tout cas, quel que soit le candidat choisi, les défis ne manquent pas pour permettre à la région de profiter pleinement du potentiel qu’offre le secteur touristique.

L’un des handicaps reste la promotion. Selon les opérateurs, la région ne profite pas suffisamment des campagnes de promotion réalisées, surtout à l’étranger. Il s’agirait de mieux faire valoir le potentiel local et de multiplier les campagnes, surtout dans les marchés traditionnels du Nord que sont l’Espagne et la France, sans oublier les marchés naissants que constituent la Chine et l’Inde et qui connaissent une véritable explosion.

Tanger et les autres villes de la région sont aussi handicapées par le manque de liaisons aériennes. Plusieurs connexions aériennes ont été lancées ces deux dernières années et qui ont permis de retrouver une partie du volume en sièges connectant Tanger et les capitales européennes, mais beaucoup reste à faire si l’on veut exploiter le potentiel du Nord.

De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

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