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    Formation déléguée: La CGEM veut étendre le modèle

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5437 Le 23/01/2019 | Partager
    Les secteurs de l’automobile et l’aéronautique montrés en exemple
    Objectif: susciter plus d’émulation
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    Pour une moyenne de 30 étudiants par classe, chaque pensionnaire de l’institut dispose de son propre équipement. Ce qui contribue à hisser le taux d’encadrement des lauréats dans les travaux pratiques (Ph. Ifimia)

    A travers sa commission solutions sectorielles, la CGEM vient de présenter à ses membres les expériences réussies de modèles d’Instituts de formation à gestion déléguée. C’est dans ce cadre que l’organisation patronale a convié, le lundi 21 janvier, les fédérations sectorielles à la visite de l’Institut de formation aux métiers de l'industrie automobile (IFMIA) de Casablanca.

    «L’objectif visé est de dupliquer ces modèles dans d’autres secteurs d’activité. L’enjeu étant de susciter plus d’émulation», explique Mohamed Bachiri, président de la commission solutions sectorielles. En décembre dernier, la commission a tenu des réunions avec les responsables de fédérations sur le sujet. C’est dans ce cadre qu’une visite est prévue aujourd’hui 23 janvier à l’Institut des métiers de l'aéronautique (IMA).

    La création des Ifmia s’inscrit dans le cadre du Pacte national pour l’émergence industrielle (PNEI), pour répondre aux besoins en recrutement et en compétences des entreprises du secteur automobile. Le pacte a donné naissance aux trois instituts de formation dont celui de Tanger, géré par Renault Maroc. Les deux autres sont pilotés par les professionnels du secteur à travers l’Association marocaine pour l'industrie et le commerce de l'automobile (AMICA).

    Gérés par les professionnels du secteur, ces instituts spécialisés, au nombre de trois actuellement, forment des techniciens spécialisés en génie mécanique, systèmes automatisés, électromécanique et maintenance automobile. Bénéficiant de formations à la fois théoriques et pratiques, les pensionnaires sont formés en alternance tous les deux mois en entreprise et dans l’établissement pendant deux ans.

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    Equipé par l'Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), l’établissement a bénéficié d’un don de 6 millions de dollars, d’un parc de machines pour l’usinage, la fabrication mécanique (fraiseuses, tours, rectifieuses, perceuses, four de traitement thermique)… Mais également un prêt de l’Agence française de développement pour la construction de l’école-usine et l’administration. Ouvert en 2013, le coût de mise en place du site de Casablanca (construction et équipements) s’est élevé à 105 millions de DH (Ph. Ifimia)

    Les lauréats de l’institut sont des magasiniers, opérateurs qualifiés en soudure, en câblage automobile, en coupe, couture des coiffes automobiles et conducteurs de machine en plasturgie. Tels sont les débouchés professionnels proposés aux candidats âgés de18 à 30 ans au plus, titulaires du baccalauréat scientifique, technique ou professionnel, à l’issue d’une sélection.

    Ouvert depuis 2013, le site de Casablanca compte à ce jour 367 lauréats de la formation professionnelle et 567 stagiaires issus de la formation initiale pour le niveau technicien spécialisé ainsi que 140 pour le niveau bac professionnel (y compris la formation continue et qualifiante).

    En termes de parité homme-femme, les cinq premières promotions de l’Ifmia enregistre 24% de filles. Une fois insérés en entreprise, environ 45% des lauréats touchent entre 4.000 et 5.000 DH comme salaire mensuel.

    L’originalité de ce modèle de gestion réside dans la réactivité par rapport aux besoins des professionnels et la souplesse. «Nous mettons à disposition des entreprises nos experts pour des réunions de cadrage durant lesquelles sont réalisés des programmes de formation ciblés», explique Jamal Eddine Zerkti, DG d’Ifmia S.A.

    Des modules sont ainsi rajoutés ou rectifiés pour s’adapter aux besoins du secteur d’activité. Ce mode de gestion permet d’affiner les programmes de formation et assurer la montée en compétence des lauréats. Sachant que le développement d’un savoir-faire local contribue au fur et à mesure à l’absorption du chômage.

    M.Ko

     

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