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    Régions

    Rabat liquide ses dernières réserves foncières

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5434 Le 18/01/2019 | Partager
    Le plan d’aménagement d’Akrache adopté
    1.100 ha ouvert à l'urbanisation
    Une expropriation équitable exigée

    La première tranche du plan d’aménagement sectoriel d’Akrache vient d'être adoptée par le Conseil de la ville de Rabat. Une étape nécessaire pour la validation du plan, dans son intégralité, par l'agence urbaine de la capitale. Toutefois, le projet présenté par l’agence a suscité un débat constructif avec un souci de sortir avec une meilleure vision d’aménagement de ce plateau.

    «Il s’agit de la dernière réserve foncière à la disposition de la capitale, donc on n’a pas droit à l’erreur», avance l’ex-maire de Rabat, Omar Bahraoui. Ce dernier a rappelé l’échec de multiples tentatives pour l’aménagement de ce plateau. Un plan d’aménagement de ce site a été déjà adopté en 2008.

    Mais depuis, rien n’a été fait pour ouvrir cette zone à l’urbanisation. Ceci en l’absence d’une vision permettant de mobiliser les fonds nécessaires pour l’aménagement (voiries, raccordement aux réseaux d’eau et d’électricité…) de ce vaste plateau d’une superficie d’environ 1.100 ha dont la totalité appartient à des propriétaires privés. Une partie des élus ont recommandé de revoir l’aménagement dans une perspective d’assurer une justice foncière au profit de l’ensemble des prioritaires.

    «L’aménagement de cette zone doit se faire dans une logique permettant de dépasser les problèmes dont souffrent la capitale et non pas d’en créer d’autres», précise Lahcen Elomrani, adjoint du maire de Rabat.

    Ce dernier se dit pour un plan d’aménagement permettant à Rabat de se hisser au niveau des grandes capitales mondiales avec des bâtiments dont la hauteur dépasse les 20 étages et non R+5 comme cela est prévu dans le projet. Au menu des remarques du conseil, on retient la création d’une structure qui va se charger de l’aménagement du plateau d’Akrache.

    Signalons par ailleurs que les élus de la FGD ont voté contre le projet d’aménagement de ce plateau présenté par l’agence urbaine. Dans un communiqué publié pour expliquer leur position, ils soulèvent que la construction des équipements publics (grande mosquée, palais des congrès, la grande avenue…) est prévue sur des terrains appartenant en grande partie à des petits agriculteurs, ce qui va leur causer préjudice en cas d'expropriation.

    «L’aménagement de cette zone devrait être confié à un aménageur public en suivant le modèle de Zenata», indique Omar Hayani, conseiller de la FGD. Et d’ajouter, qu'il serait judicieux de créer une société où l’ensemble des prioritaires seront des actionnaires en fonction de la superficie de leur terrain. Ce qui va permettre de répercuter équitablement les charges et les bénéfices sur l’ensemble des prioritaires.

    Pour le moment, on ne dispose pas d’une estimation des investissements à mobiliser pour l’aménagement et l’ouverture à l’urbanisation de ce plateau.

    Aménagement par tranches

    Pour l’aménagement de ce plateau, le projet prévoit trois phases de réalisation. La première d’une superficie de 407 ha. Il s’agit d’une zone tampon d’articulation au quartier Souissi avec une vocation multifonctionnelle: bureaux, services, commerces et habitat. La deuxième prévue sur 280 ha va se positionner comme une zone centre d’affaires. D’une superficie de 330 ha, la tranche 3 sera une zone d’ouverture sur la vallée du Bouregreg. A noter qu’à terme le site peut accueillir 160.000 habitants.

    De notre correspondant permanent, Noureddine EL AISSI

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