×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Migrants en Méditerranée Des traversées toujours plus meurtrières…

    Par L'Economiste | Edition N°:5425 Le 04/01/2019 | Partager
    Des arrivées en baisse, mais plus de 2.260 morts, le bilan
    Bruxelles et le HCR appellent à plus de solidarité
    Le Maroc, 2e pays d’origine des flux
    migrants_025.jpg

    En 2019, «il est essentiel de mettre fin à l’approche actuelle bateau par bateau. Les Etats doivent mettre en œuvre un mécanisme régional qui donne aux capitaines de navires des indications claires et prévisibles sur l’endroit où débarquer les réfugiés et les migrants secourus en Méditerranée».

    C’est le message de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui appelle à une solution rapide pour les réfugiés bloqués en Méditerranée. Celle-ci est restée l’an dernier la voie maritime la plus meurtrière pour les migrants. Un total de 2.262 migrants sont morts ou portés disparus en tentant de traverser la Méditerranée en 2018, contre 3.139 l’année précédente, selon les récents chiffres.

    Du côté des arrivées, 113.482 personnes ont traversé la mer pour gagner les côtes des pays méditerranéens en 2018, en forte baisse par rapport à l’année précédente (172.301).

    L’année 2018 a été marquée par une crise diplomatique entre pays européens autour de l’accueil des réfugiés. Et ce, notamment après que le gouvernement italien ait fermé les ports aux bateaux humanitaires cet été. Alors que la voie principale de migration passait jusque-là par la Libye et l’Italie, l’Espagne est ainsi redevenue l’an dernier la première porte d’entrée en Europe, avec 55.756 arrivées par la mer (contre 22.103 en 2017).

    Cette tendance pourrait se poursuivre puisque les garde-côtes espagnols ont indiqué avoir porté secours à 401 migrants au cours des deux premiers jours de 2019. De son côté, l’Italie a enregistré 23.371 arrivées, en chute par rapport à 2017 (119.369) et la Grèce 32.497.

    En 2018, le premier pays d’origine des migrants était la Guinée (13.068 personnes), suivi du Maroc (12.745) et du Mali (10.347). La Syrie n’était que le quatrième pays d’origine des arrivants, suivie de l’Afghanistan et de l’Irak.

    Autre conséquence, plusieurs navires humanitaires ont été contraints d’errer en Méditerranée depuis l’été, faute de savoir où accoster. Chaque situation s’était débloquée avec un accord trouvé dans l’urgence entre pays européens pour la répartition des réfugiés. La Commission européenne a appelé les pays de l’UE à plus de solidarité pour se répartir l’accueil d’une cinquantaine de migrants secourus en mer par deux ONG et autorisés à s’abriter provisoirement dans les eaux maltaises...

    F. Z. T. avec AFP

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc