×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Justice

    Affaire CDG-CGI: Les délibérations commencent ce mardi

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5419 Le 25/12/2018 | Partager
    Le représentant du LPEE convoqué pour témoigner
    Les 27 accusés s’accordent sur la conformité du projet
    affaire_cgi_019.jpg

     Après 4 ans et 3 mois de va-et-vient au Tribunal de Fès, Anas Alami (à g.) et Mohamed Ali Ghannam (à dr.), ainsi que 25 autres accusés, vont enfin écouter le témoignage «clé» du responsable du LPEE prévu aujourd'hui (Ph L'Economiste)

    Tous les regards seront braqués ce mardi sur la Cour d’appel de Fès, non seulement parce qu’elle reçoit le leader du PJD, Abdelali Hamieddine, poursuivi pour meurtre, mais aussi parce qu’elle rouvrira également le procès de l’ex-DG de CDG, Anas Houir Alami, et l’ex-DG de CGI, Mohamed Ali Ghannam.

    En effet, l’audience de ce 25 décembre marquera le début des délibérations. Les deux anciens responsables du holding immobilier sont convoqués aux côtés de 25 autres personnes, dans l’affaire CGI de Madinat Badis d’Al Hoceïma. Pour rappel, c’est suite au travail de la commission mixte Intérieur-Finances, la BNPJ, l’IGF (Inspection générale des finances) et l’IGAT (Inspection générale de l’administration territoriale) et après deux années d’enquête que le juge d’instruction a lancé des poursuites contre 27 individus pour «constitution de bande criminelle, faux et usage de faux, et dilapidation des deniers publics».

    Le procès s'est ouvert il y a 4 ans. Lors de l'audience du 4 décembre, tous les accusés avaient nié les faits affirmant que leurs travaux de construction, peinture, boiserie, toiture...étaient aux normes. Les accusés réclament désormais le témoignage du représentant du Laboratoire public d’essais et d’études (LPEE). Considéré comme «témoin clé» dans l’affaire de Madinat Badis d’Al Hoceïma, ce dernier brille par son absence depuis le début du procès.

    Une absence décriée par les avocats de la défense qui espèrent le démarrage des plaidoiries dans les plus brefs délais. En attendant, Mohamed Lahya, juge principal, a répondu favorablement à l’appel de la défense en convoquant le responsable du LPEE «pour témoignage». Car, tous les accusés continuent de rejeter tout manquement dans la réalisation des travaux.

    En fait, lors de la dernière audience, un expert d’un bureau d’études privé a affirmé qu’il a «bien constaté l’apparition d’infiltration d’eau dans certains bâtiments et que l’anomalie a été réparée en son temps». Il en est de même pour la chef de la division d’urbanisme de la Commune d’Al Hoceïma, qui a attesté que «le projet a connu quelques petites modifications opérées sur la base d’autorisations remises aux initiateurs du chantier».

    De son côté, le directeur financier de la CGI, interpellé sur la marge bénéficiaire du projet Madinat Badis, a évoqué «un bénéfice brut de 20%». Ceci, sans compter, évidemment, l’indemnisation des propriétaires des appartements sinistrés qui aura coûté 12 millions de DH. A ce propos, Me Abdellatif Ouahbi, avocat de Anas Alami et Ali Ghannam, a sollicité le témoin sur la date du versement de cette indemnisation. Lesquelles ont été remboursées «après le départ des ex-DG de CDG et CGI».

    Pour sa part, le représentant de l’Agence urbaine d’Al Hoceïma a souligné que «la construction d’immeuble par des particuliers sur les lots de terrains dudit projet a été autorisée, puis refusée, puis autorisée…à la demande d’un certain nombre d’acteurs». Il n’a pas précisé en substance qui sont ces acteurs.

    Notons enfin que les directeurs des achats et de la promotion des projets à la CGI s’accordent que «le projet Madinat Badis a été commercialisé dans les normes et sans contestation aucune». C’est dire qu’avant le travail d’inspection de la commission mixte Intérieur-Finances, la BNPJ, l’IGF, et l’IGAT, aucun des acquéreurs ne s’était jamais plaint. En tout cas, l’audience ce 25 décembre serait décisive pour le démarrage des plaidoiries.

    Y.S.A.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc