Economie

Derniers réglages pour le pont à haubans de Casablanca

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5397 Le 23/11/2018 | Partager
L’ouvrage sera fin prêt dans quelques semaines à Casablanca
L’échangeur de Sidi Maârouf complémentaire avec le «Nœud A»
La circulation sera plus fluide, mais le carrefour Gandhi risque de bloquer le trafic
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A sa livraison dans quelques semaines, l’échangeur de Sidi Maârouf (ou le pont à haubans) donnera un effet porte, à l’entrée sud de Casablanca (Ph. F. Al Nasser)

Opération bitumage terminée, pose de poteau d’éclairage public… C’est l’heure des derniers réglages pour le pont à haubans de Sidi Maârouf. Un chantier dont la livraison est très attendue par les Casablancais. «Aujourd’hui, nous en sommes à la phase d’ajustage des 27 câbles ou haubans qui soutiennent le pont afin d’enlever les supports», annonce Younes Laraqui, DG de Seprob, entreprise en charge de cet ouvrage d’art, premier en son genre à Casablanca.

Sous le pont, l’entreprise est en train d’aménager 2 giratoires, 4 bretelles d’accès et de petites bretelles entre les giratoires, précise l’entreprise en charge de l’ouvrage d’art. Comme annoncé par le ministère de l’Equipement (Cf. édition du 23 juillet 2018), ce chantier structurant pour la circulation à Casablanca sera donc livré d’ici la fin de l’année. Pour le top management, il n’y a pas de retard par rapport au calendrier initial.

«Nous avons respecté les délais contractuels, malgré quelques difficultés liées à la nature d’un projet d’une telle envergure», explique Laraqui. Intempéries, expropriation, déviation des réseaux… sont autant d’éléments indépendants qui peuvent décaler le planning initial, sans pour autant engendrer des retards importants, est-il expliqué. En tout cas, l’ouvrage est visiblement d’excellente qualité, selon les termes d’Ahmed Kabbaj, ingénieur Ponts et Chaussées et PDG de SGTM, l’une des entreprises concurrentes de Seprob.

Mais si cet ouvrage d’art réglera le problème des embouteillages au carrefour Sidi Maârouf, notamment avec la mise en service du «Nœud A», le carrefour Gandhi/route des facultés (ex-route d’El Jadida) reste un point noir de la circulation.

En effet, les véhicules arrivant de Marrakech ou de l’aéroport Mohammed V passeront rapidement au niveau de l’échangeur de Sidi Maârouf et du «Nœud A», mais perdront ce gain de temps précieux en arrivant sur le boulevard Gandhi. Pour éviter les goulots d’étranglement, un projet de trémie (sous la ligne de tramway) est en cours de lancement par la SDL Casa Transports.

A la différence du pont sur Bouregreg, qui compte deux pylônes droits, l’échangeur de Sidi Maârouf n’a qu’un seul pylône penché (80 m), mais qui doit supporter tout le poids du pont. L’objectif étant de réduire le nombre de poutres afin de dégager de l’espace pour la circulation au-dessous du pont. Le rôle du pylône dans cet ouvrage d’art est primordial. Il s’agit en effet d’une pièce maîtresse qui soutient la structure en répartissant son poids sur les 27 câbles (ou haubans) qui soutiennent le tablier.

L’ouvrage vise à résorber le niveau de congestion de la circulation induite par un trafic exceptionnel de 17.000 véhicules/h aux heures de pointe. Il est aussi censé garantir le bon fonctionnement du carrefour avec le passage du tramway et assurer une liaison fluide avec l’axe aéroport Mohammed V et les différents centres d’affaires de la zone (dont Technopark, Zénith, Casa Nearshore et CFC).

Coût global du projet: 668 millions de DH (dont 80 millions pour l’expropriation). Le financement est réparti entre la commune urbaine  (380 millions), la Direction générale des collectivités locales (185 millions) et le ministère de l’Equipement (103 millions).

Aziza EL AFFAS

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