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    Régions

    Gestion des déchets: Aucun contrôle en milieu rural!

    Par Sabrina BELHOUARI | Edition N°:5350 Le 14/09/2018 | Partager
    Gros risque de pollution à Draa Tafilalet[scald=25262:sdl_editor_representation]
    Taznakht: La décharge produit une fumée dangereuse pour les riverains
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    Des décharges sauvages se développent dans un milieu rural qui s’urbanise de plus en plus, sans contrôle. Ceci aboutit à des paysages comme celui-ci, à Tinghir (Ph. SB)

    La loi relative à la gestion des déchets (28.00)  impose bien aux communes la conception d’un plan de gestion des déchets. Mais en réalité, toutes ne s’y conforment pas. C’est le cas de quelques communes  enquêtées par la Cour régionale des comptes du Draa Tafilalet.

    Un tel plan permet d’assurer la collecte, le transport et le dépôt des déchets dans des décharges communales. Pour ensuite les enfouir ou les traiter, afin d’éviter la pollution paysagère et environnementale. La commune de Midelt, par exemple, n’a réalisé aucun plan, communal ou intercommunal, relatif à la gestion de ses déchets.

    Ni pour l’ancienne décharge, abandonnée en 2013, ni pour la nouvelle située sur le territoire de la commune adjacente, Amersid. Le rapport de la Cour des comptes remarque que la commune n’a pas modernisé les moyens de collecte et de dépôt, et n’a aucun contrôle sur le volume ou la composition des déchets. Elle n’a donc aucune visibilité sur leur dangerosité. De plus, elle n’a même pas demandé de certificat de conformité environnementale pour la nouvelle décharge.

    La commune ne procède pas, non plus, à la facturation de ce service communal auprès des riverains, ni auprès des gros producteurs de déchets (hôtels, restaurants, établissements de santé...). Dans la commune d’Agdz (province de Zagora), c’est le même cas de figure. Agdz ne dispose pas de plan. Sa décharge, non conforme aux normes, se trouverait même à côté d’un canal des eaux pluviales. Ce qui constitue un danger pour la faune et la flore de tout le périmètre, et pourrait contaminer l’eau souterraine. Agdz ne facture pas non plus ce service auprès des bénéficiaires. Dans sa réponse au rapport, le conseil communal a indiqué qu’une enquête publique a été lancée en juin 2016 pour la qualification du site de la décharge.

    Au niveau de Taznakht, la situation est encore plus alarmante, puisque la décharge communale, non contrôlée, se trouve dans le périmètre urbain. Elle produit constamment de la fumée qui constitue un danger pour l’environnement et pour les habitants. Taznakht n’a établi aucun plan. En l’absence de contrôle, la décharge actuelle constitue, toujours selon le rapport, un foyer susceptible de propager des maladies comme la leishmaniose. La maladie sévit déjà particulièrement dans ces zones de Draa Tafilalet.

    La même situation est relevée à Boumalen Dades (Tinghir), dont la décharge, non contrôlée, se trouve à un km du centre urbain, ce qui devient insupportable en période de grandes chaleurs. En réponse à la cour des comptes, le conseil communal de Boumalen Dadès avance qu’il lui est difficile de mettre en place un plan intercommunal, en l’absence d’un plan provincial. Il ajoute, toutefois, qu’il veille à trouver une solution et que le projet de décharge contrôlée est prioritaire dans son plan de développement.

    Par notre correspondante permanente, Sabrina Belhouari

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