Courrier des Lecteurs

Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:5349 Le 13/09/2018 | Partager

Darija dans les manuels scolaires:  Pourquoi pas?

manuels-scolaires-049.jpg

Le débat autour de l’usage de mots issus de la darija dans les manuels scolaires en arabe fait rage. Tandis que le ministère estime que rien n’empêche l’utilisation de mots du dialecte marocain, nos lecteurs ne sont clairement pas du même avis. Leurs réactions à chaud… (cf. notre édition du 06/09/2018)

■ Seulement pour introduire
Oui à l’introduction des mots issus de la darija, mais non pour l’utilisation de cette dernière dans les manuels. Ce dialecte ne doit en aucun cas remplacer l’arabe classique…
Mohamed HAJJI

■ Illogique
C’est totalement illogique d’introduire des mots du dialecte marocain dans un programme de langue arabe classique. Cet acte peut nuire à l’apprentissage de celle-ci. D’autant plus que ces mots portent atteinte au champ lexical ainsi qu’au contenu.
Khalil
■ Ignorant
Il faut être ignorant pour croire qu’on peut changer une langue de cette manière. La langue arabe appartient à un peuple qui compte un milliard de personnes et non pas aux Marocains seulement ! Tant que vous y êtes, vous pouvez introduire aussi ces mots en dialecte dans la langue française, anglaise ou encore japonaise...!
Azdine

                                                                                                    

Enseignement: Une nouvelle fausse réforme de plus?

enseignement-reformes-049.jpg

La nouvelle loi-cadre relative à l’enseignement débarque. Au menu, des frais d’inscription annuels destinés aux familles aisées, ou encore, l’entrée de l’anglais dans la formation professionnelle. Des réformes beaucoup trop légères pour nos lecteurs, qui voient beaucoup plus grand pour l’avenir de ce secteur en déperdition. (cf. notre édition du 05/09/2018)

■ A quoi servent nos impôts?
Triste constat. L’éducation nationale et l’enseignement supérieur constituent des services publics concédés progressivement au privé. Le ministère pousse en fait les parents d’élèves à inscrire leurs élèves dans le privé alors que ce dernier empoche nos impôts. Ce sont ces mêmes parents qui payent le coût de l’enseignement public sans en bénéficier et payent par ailleurs l’école privée pour leurs enfants. Il est donc urgent d’établir une justice fiscale et de rendre déductibles de l’IR tous les frais d’inscription et de scolarité pour tout parent payant ses impôts.
Hassan
■ La nouvelle générationsacrifiée
Comme toujours, ces réformes ressemblent à s’y méprendre à du vent. Rien n’est concrètement fait pour améliorer un système toujours aussi à la ramasse. Il y a chaque année une ancienne nouveauté qui est ressortie. Pauvre enseignement public, il est charcuté et servi à toutes les sauces ! Mais pourquoi s’obstine-t-on à ne pas vouloir reprendre l’ancien système au potentiel quasi-admirable ? De plus, pourquoi n’aligne-t-on pas l’enseignement public sur le privé ? Réponse ? Il faut croire que l’on souhaite conserver l’enseignement public dans un état de dégradation tel que personne n’en voudra… L’année prochaine et la suivante, il y aura d’autres nouvelles mesures tout aussi symboliques. Nous avons eu la chance inouïe d’avoir été dans des écoles publiques dignes de ce nom. Aussi, je plains toutes ces générations qui continuent d’être sacrifiées.
MMR

cari_cl_049.jpg

                                                                                                    

Super prof du Rif: Il fait encore le buzz!

 

super-prof-du-rif-049.jpg

(Ph HEF)

Le super prof du Rif surprend à nouveau. Des déguisements aux cadeaux en passant par les surprises et les friandises pour la rentrée des classes. Des initiatives qui ont été particulièrement bien accueillies par nos lecteurs. (cf. notre édition du 07/09/2018)

■ Célébrons tous les bons profs
Très belle initiative qui fait chaud au cœur. Je tiens néanmoins à dire qu’il n’est pas le seul à agir ainsi. Il y a des milliers d’autres instituteurs qui se dévouent tous les jours pour leurs élèves dans des conditions souvent difficiles et ingrates ! Il faut leur rendre justice plutôt que de les dénigrer systématiquement, comme beaucoup ont tendance à  le faire.
Fraid
■ Un modèle de générosité
Voilà un enseignant qui aime ses élèves et son travail. C’est une personne pleine de générosité et c’est plutôt rare. Malheureusement, les marocains manquent de générosité envers leur prochain, surtout quand celui-ci est faible. Il ne faut pas attendre que le changement vienne d’en haut… C’est à nous d’en être les promoteurs en bas pour que celui-ci se répande partout.
Mohamed HAJJI

■ Et le ministère de tutelle?
Ces initiatives certes louables et appréciées ne désengagent en rien et nullement le rôle et la responsabilité du ministère de tutelle. Encore aujourd’hui, beaucoup d’écoles sont abandonnées et ne disposent pas du moindre équipement de base ni  des conditions minimales pédagogiques ou hygiéniques permettant le bon déroulement d’un cours.
Charles Hermann

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc