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International

Le discours de Michelle Bachelet à l’ONU

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5348 Le 12/09/2018 | Partager
Birmanie, Chine, crise migratoire…
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(Ph: AFP)

La nouvelle Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, la Chilienne Michelle Bachelet, a fait lundi 10 septembre 2018, son premier discours. Et ce, à l'occasion de l'ouverture de la 39e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU qui se tient jusqu'au 28 septembre.

«J'écouterai toujours les préoccupations des gouvernements», a dit Bachelet, estimant que le «Conseil doit s'efforcer de parvenir à un consensus». Preuve de son engagement à écouter les Etats, son bureau a annoncé qu’elle avait accepté de rencontrer le chef de la diplomatie vénézuélienne, Jorge Arreaza, qui doit faire un discours mardi 11 septembre devant le Conseil.

Ses premières critiques ont été pour la Birmanie. La responsable a appelé à créer un organe international chargé de réunir des preuves sur les crimes commis en Birmanie contre les Rohingyas afin d'accélérer la tenue des procès. Ce «mécanisme international», a-t-elle expliqué, «complèterait le travail de la Cour pénale internationale, qui s'est déclarée compétente pour enquêter sur la déportation de la minorité musulmane rohingya…».

Dans la version préparée de son discours, Bachelet épingle aussi la Chine. Elle a pointé du doigt les «allégations inquiétantes de détentions arbitraires à grande échelle d'Ouïghours et d'autres communautés musulmanes, dans des camps de rééducation dans la région du Xinjiang».

La Haut-Commissaire s'en est pris par ailleurs à la façon dont beaucoup de pays occidentaux gèrent la question des migrants. Elle trouve inquiétante la volonté affichée par l'UE «d'externaliser» la gestion des migrants en créant des plateformes de débarquement en dehors du territoire européen pour les migrants secourus en mer. Bachelet critique en particulier la décision prise à plusieurs reprises par l'Italie de fermer ses ports aux migrants transportés par des ONG.

Une déclaration aussitôt fustigée par le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini qui précise que son pays «n'accepte de leçons de personne sur les migrants». D’ailleurs, une équipe sera envoyée notamment en Autriche et en Italie pour évaluer l’évolution récente de la situation. Le discours de Bachelet cible également la politique migratoire de la Hongrie et critique celle des Etats-Unis.

 

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