Finances-Banques

Bourse: 93 milliards de DH envolés depuis mars

Par Franck FAGNON | Edition N°:5348 Le 12/09/2018 | Partager
Le Masi a perdu 15% en un peu plus de 5 mois
Un rebond des cours possible au 4e trimestre, mais l’année devrait s’achever dans le rouge
L’indice de confiance d’Attijariwafa bank a chuté de 15,7 points
masi_048.jpg

L’indice vedette du marché devrait probablement boucler l’année dans le rouge même si les investisseurs s’attendent à un rebond des cours sur les derniers mois de l’année. Les mauvaises nouvelles seraient déjà intégrées dans les cours pensent les analystes

Entre le dernier bal des résultats des sociétés cotées et celui qui va démarrer, le Masi a perdu 15%. En tout, 93 milliards de DH de capitalisation sont partis en fumée. Cela dit, les mauvaises nouvelles seraient déjà intégrées dans les cours pensent les analystes.

La moitié des investisseurs sondés par Attijariwafa bank anticipent un rebond des actions sur les derniers mois de l’année. Mais, il ne serait pas assez consistant pour combler les pertes accumulées jusque-là. L’atonie de l’activité économique, les résultats des sociétés cotées ou encore le climat politique et social tendu ont détérioré une confiance déjà bien fragile des investisseurs. L’AGR Indice de confiance a chuté de 15,7 points par rapport au précédent indicateur publié en novembre 2017 pour s’établir à 46,6 points. C’est son niveau le plus bas depuis février 2016.

Aujourd’hui, les investisseurs sont moins optimistes sur les résultats semestriels de la cote. Huit entreprises dont Addoha, Wafa Assurance, SMI, Centrale Danone ont émis des alertes sur leurs résultats du premier semestre 2018. Si les difficultés du secteur immobilier cristallisent l’attention, les investisseurs sont aussi attentifs aux alertes émanant d’autres secteurs comme les assurances.

La poussée de la sinistralité automobile est prise au sérieux, surtout qu’elle est en partie à l’origine du profit warning de Wafa Assurance. En outre, les investisseurs  sont aussi en train de décrypter le mouvement de boycott qui a touché plusieurs entreprises. C’est un élément nouveau d’analyse qui pourrait prendre de l’importance à l’avenir.

Ceci dit, le manque de profondeur du marché financier limite les arbitrages. Le niveau bas des taux obligataires n’incite pas vraiment à accroître les positions sur les obligations. La moitié des investisseurs sondés continueront à être actifs sur le marché actions, mais y seront plus sélectifs.

En novembre dernier, 3 investisseurs sur 4 étaient prêts à investir en Bourse ou une partie de leur cash. Entre les deux périodes, la défiance vis-à-vis du climat économique et les craintes liées au contexte social ont renforcé la part des indécis qui est passée de 9% à 26%.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc