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    Régions

    Oriental: Coup de pouce européen pour la société civile

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5336 Le 17/08/2018 | Partager
    Inauguration d’un bureau régional pour «Moucharaka Mouwatana»
    Gouvernance locale, démocratie participative, appui aux PME... des priorités

    Avec ses 2.900 associations, l’Oriental est un cas d’école en matière d’engagement de la société civile auprès des populations vulnérables. Plusieurs programmes de soutien financés par l’Union Européenne (UE) leur sont dédiés, notamment «Participation citoyenne» ou encore «Mocharaka Mouwatana».

    Il s'agit d'une batterie de  mesures pour la consolidation de l’état de droit, l’amélioration de l’environnement institutionnel et légal. Pour donner forme à ces principes un nouveau bureau du programme d’appui à la société civile vient d’être inauguré à Oujda. Il est le 2e après celui de Casablanca et aura pour mission d’appuyer les initiatives des associations dans le domaine socio-économique.

    Cinq programmes ont, jusqu’à présent,  bénéficié de subventions pour leur réalisation: Appui et accompagnement au processus de participation démocratique dans l’Oriental, Jeunes comme leviers du développement inclusif au Maroc (Casablanca-Settat, l’Oriental, Souss Massa et Tanger Tétouan-Al Hoceïma), Label commune citoyenne au service de la démocratie locale, Souss Massa, Renforcement des capacités des Organisations de la Société Civile (OSC) locales pour un accompagnement global des femmes victimes de violence (régions grand Casablanca-Settat et Tanger Tétouan-Al-Hoceïma).

    Intervenant à cette occasion, Claudia Wuedey, ambassadeur de l’UE a rappelé que l’Oriental est une des régions où le partenariat  Maroc-UE cible plusieurs secteurs, le renforcement de la gouvernance locale, la promotion de la démocratie participative, l’appui aux moyennes et petites entreprises, l’éducation, l’eau et l’assainissement, la formation professionnelle, la migration, l’environnement et la santé. 

    Financée à hauteur de 165 millions de DH par l’UE, «Participation citoyenne» est menée en partenariat avec le Ministère délégué auprès du chef du gouvernement chargé des relations avec le parlement, le Conseil national des droits de l’homme, l’Institut national de formation aux droits humains, le bureau des nations unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) et la société civile.

    Lancée en janvier 2018 «Participation citoyenne» ambitionne de développer le rôle de la société civile dans l'élaboration et le suivi des politiques publiques, expérimenter les nouveaux outils de la démocratie participative dans trois domaines: la jeunesse, l’environnement et l’égalité femmes-hommes. Des programme déclinés sur le plan régional pour rationaliser  l'appui de l’UE en le rendant plus accessible, plus visible et plus proche des réalités des territoires.

    Quatre régions sont ciblées par le programme dans lesquelles 4 bureaux régionaux auront la charge de déployer les activités du programme: région de Casablanca-Settat, Oriental, Souss Massa et Tanger-Tétouan- Al Hoceïma. Au niveau national, il est prévu d'accompagner la mise en œuvre des stratégies de renforcement des capacités des OSC, du Ministère délégué chargé des relations avec la société civile et le parlement (MCRSCP), du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) et de l’Institut national de formation aux droits de l’Homme (INFDH).

    En corrélation avec ce programme le CNDH, via ses 13 commissions régionales, est prédisposé à participer à ce projet et surtout à s’impliquer dans le renforcement des capacités des acteurs associatifs. Il est aussi engagé à accompagner les réformes législatives relatives au cadre juridique régissant l’action associative, tout en veillant à son harmonisation avec la constitution et les normes internationales en la matière, et accorde une attention particulière aux dynamiques artistiques et culturelles des jeunes, explique Merouane Touali, Conseiller auprès du président du CNDH.

    Une cellule de protection des femmes et enfants victimes de violence

    Les femmes et les enfants victimes de violence ont été au centre d’une réunion de travail entre Claudia Wuedey, ambassadeur de l’UE et Fayçal El Idrissi procureur général du Roi près la Cour d'appel d'Oujda. Une rencontre pour exposer les actions de prise en charge efficace et globale réalisées par les tribunaux de l’Oriental en matière de prévention et sensibilisation aux violences perpétrées  à l’encontre des femmes, jeunes filles et enfants. C’est ce que réalisent les cellules de prise en charge des femmes et enfants victimes de violences au Tribunal d’Oujda en collaboration avec la brigade des mineurs, magistrat d’instruction, juge des mineurs, Ministère de la santé,  gendarmerie royale, centres d’écoute, associations. Une approche participative qui a résolu des milliers de cas. Il était aussi question des moyens mis à disposition par le département de justice pour  améliorer la mission de ces cellules, à savoir généraliser ces espaces réservés à l’ensemble des tribunaux de la région, les appuyer par des ressources humaines qualifiées et les doter des moyens nécessaires à leur mission, former les magistrats et les cadres pour une meilleure prise en charge judiciaire des femmes et enfants. Les deux responsables ont tenu à saluer le travail considérable de plaidoyer et d'actions sur le terrain qu'accomplissent les organisations de la société civile.

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI  

     

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