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Lalla Takerkoust: Zone dominicale de repli des Marrakchis

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5316 Le 17/07/2018 | Partager
Randonnées, quad, pêche ou balades… les activités fleurissent
Pendant que le barrage affiche un bas niveau de ses réserves d’eau
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Le bas niveau de cette réserve hydrique est flagrant. A l’oeil nu, le constat des taux de remplissage, communiqués en mai dernier par le département, est sans appel. En effet, les réserves d’eau dans le barrage Lalla Takerkoust sont passées de 86,3% à la même période en 2017 à 19,5% aujourd’hui (Ph. Mokhtari)

Pour les férus de paysages et de balades en quad, le lac Lalla Takerkoust a tout pour plaire. De grandes étendues de déserts rocailleux, de l’eau, l’impressionnante structure du barrage et les montagnes en toile de fond. Si, pendant l’hiver, les pics enneigés participent à la beauté du site, en ce mois de juillet, même avec des températures exceptionnellement basses pour la saison, les brumes de chaleur recouvrent cette province du Haouz, à une trentaine de kilomètres de Marrakech sur la route d’Amizmiz. Les couleurs variant suivant la position du soleil se reflètent sur les eaux calmes du lac. Pourtant interdites à la baignade, quelques irréductibles s’y essayent quand même. Ce sont des habitués, les habitants voisins qui profitent du site pour se rafraîchir, pique-niquer en famille et tenter leur chance à la pêche à la carpe. Le bas niveau de cette réserve hydrique est flagrant. A l’oeil nu, le constat des taux de remplissage, communiqués en mai dernier par le département, est sans appel. En effet, les réserves d’eau dans le barrage Lalla Takerkoust sont passées de 86,3% à la même période en 2017 à 19,5% aujourd’hui. Construit entre 1929 et 1935 pour l'irrigation et la production d'énergie électrique, sur l'oued N'fis qui prend sa source dans la chaîne du Haut Atlas, ce lac s’étend sur 7 kilomètres. Pour la petite histoire, il tient son nom d’une femme marabout dont la zaouïa a été recouverte par les eaux du lac. A la fin des années 70, le barrage a été surélevé de 9 mètres pour lutter contre l’envasement, portant la production d'énergie hydroélectrique de 10 à 15 millions de kWh. 

Aujourd’hui, le lieu est pris d’assaut pendant l’été par les locaux comme les touristes. D’ailleurs, les restaurants avec vue sur le lac et les agences de location de quad fleurissent comme des champignons. Pédalos, planches à voile ou jet-ski, sont quelques-unes des activités sportives proposées. L’art n’est pas en reste. Première touche, les sculptures géantes de l'artiste-forgeron Jalil marquent l’entrée en ville. Pour l’instant, uniquement ouvert le dimanche, un nouveau lieu se visite, l’Imaginarium qui porte bien son nom tant il dynamise l’imagination avec des créations drôles et insolites. Sans oublier Dar Zagora, bien connue dans la région, qui se partage entre expositions, ateliers d’initiation et résidences artistiques depuis son ouverture en 2012 par le peintre et plasticien, Rachid Rafik Zagora.

 

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