Régions

Tétouan: Les autorités libèrent les plages publiques

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5302 Le 27/06/2018 | Partager
Les plages de Mdiq et Fnideq débarrassées des loueurs de parasols et transats
Une étape de plus pour la reconquête de l’espace public
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Les transats et parasols empiétant sur l’espace public au niveau des plages ont été confisqués, au grand bénéfice des estivants qui récupèrent leurs plages (Ph. TP)

L’été s’installe au nord et les estivants commencent à prendre le chemin des plages de Mdiq et Fnideq. Ces dernières ont retrouvé pour la première fois depuis des années leur aspect vierge avec un grand effort de la part des autorités et des élus de ces petites villes balnéaires pour la libération de l’espace public. Cet été, l’action a visé les loueurs de transats et de parasols qui ont vu leurs équipements confisqués lors d’une opération «coup de poing» entamée la semaine dernière.

Ces transats et parasols constituent une véritable plaie qui s’étend le long des plages comme des champignons. Si, à certains endroits, ils offrent quelquefois un service utile, il reste souvent très invasif au détriment des estivants. En effet, tout au long de ces plages, ces équipements empiètent sur le sable et ne laissent que peu d’espace pour les estivants à la recherche d’un carré de sable, en plus d’offrir leurs services à des tarifs souvent prohibitifs.

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Et le pire, c’est qu’ils travaillent au noir en dehors de tout cadre légal. Au nord, ce mouvement avait démarré dès l’année dernière avec la libération des artères du centre-ville de Tétouan. Cette zone était devenue un véritable refuge pour vendeurs ambulants qui squattaient la quasi-totalité des trottoirs les rendant impraticables.

Le mouvement a d’abord concerné les rues avoisinant les marchés de Khadija et de Bab Nouader, grands attracteurs de visiteurs, surtout en été, pour s’étendre ensuite à l’ensemble des rues du centre-ville. Des espaces ont été aménagés pour ces derniers, dont un grand marché à l’entrée de la ville.

Le mouvement s’est ensuite propagé à Mdiq et Fnideq où les autorités se sont attaquées aux vendeurs ambulants, très nombreux, surtout en été. Ces commerçants profitent de la forte affluence estivale pour vendre des produits issus des enclaves de Sebta et Melilia, très demandés par les visiteurs de ces bourgades.

Mais aussi très souvent, ces vendeurs à la sauvette abusent de leur caractère volage pour écouler des produits à la limite de la péremption ou des marchandises contrefaites à la lumière d’un lampadaire.

De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

 

 

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