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    International

    Politique migratoire: Merkel sur la sellette

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5294 Le 14/06/2018 | Partager
    Son gouvernement la critique sur l’accueil des réfugiés
    Un sommet européen, prévu le 29 juin, dédié à la thématique
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    Le bras de fer continue entre la chancelière allemande Angela Merkel et le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer sur le volet de la politique migratoire (Ph. AFP)

    La chancelière allemande Angela Merkel se voit encore une fois critiquée au sein de son gouvernement sur l’accueil des réfugiés. Ce qui risque de fragiliser son projet de système d’asile européen contesté par bien des membres de l’UE.

    Le sujet est politiquement très sensible en Allemagne depuis que la chancelière a ouvert en 2015 et en 2016 les frontières à plus d’un million de migrants. Elle a été même accusée de laxisme par son propre camp. Celle qui porte le surnom de Mutti (la mère de la nation) s’oppose à une réforme de son ministre de l’Intérieur Horst Seehofer (CSU) visant à restreindre l’accueil des migrants.

    Ce dernier n’a cessé depuis plus de deux ans de dénoncer l’arrivée des réfugiés. Au lieu de céder, il a reporté sine die la présentation de son plan qui incluait le refoulement à la frontière de tout demandeur d’asile ne disposant pas de papiers. Une mesure que la chancelière considère comme une infraction au droit et aux principes européens.

    Pour sortir de l’impasse, les deux responsables devraient discuter du dossier dans les prochains jours. Cette dispute intervient alors qu’Angela Merkel tente de négocier en vue du sommet européen du 29 juin une politique d’asile commune à toute l’UE et un partage du fardeau migratoire.

    Mais elle fait face à l’opposition de plusieurs pays dont la Pologne, la Hongrie ou encore la République tchèque. Et désormais aussi d’Italie, où un gouvernement réunissant populistes et extrême droite est depuis peu aux affaires.

    L’idée d’un refoulement à la frontière des migrants proposée par Seehofer fait craindre à la chancelière un effet domino dans l’Union européenne. Son inquiétude:  «que chaque pays fasse porter au voisin la charge de l’accueil des demandeurs d’asile».
    De son côté, le chancelier autrichien Sebastian Kurz a annoncé la création d’un «axe» entre les ministres de l’Intérieur autrichien, allemand et italien.

    Le but étant de lutter contre l’immigration illégale dans l’UE, alors que les Européens se divisent sur cette épineuse question. «Il y a de plus en plus d’arrivées en Grèce, de nouvelles évolutions sur la route albanaise. Je pense qu’il est important de ne pas attendre la catastrophe, comme en 2015, mais d’agir contre à temps», a ajouté le chancelier autrichien.

    Il faisait référence à l’afflux migratoire de 2015, lorsque des centaines de milliers de demandeurs d’asile ont traversé l’Europe à pied. Angela Merkel et le chancelier autrichien de l’époque avaient ouvert leurs pays à ces migrants originaires pour la plupart de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan.

    M. A. & F. Z. T.

     

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