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    Peindre le monde en couleurs

    Par L'Economiste | Edition N°:5294 Le 14/06/2018 | Partager
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    Durant son enfance à Santa Maria de Feira, au Portugal, Tiago Santos n’a jamais emmené ses crayons de couleur à l’école. Il préférait demander à ses camarades de lui passer les bons crayons, gêné de «ne pas comprendre les couleurs». Aujourd’hui, il a 34 ans et il sait qu’il souffre de daltonisme, un trouble héréditaire qui l’empêche de distinguer certaines couleurs.

    Quand la plupart des personnes peuvent reconnaître 30.000 tons différents, les daltoniens ne peuvent en identifier plus de 800.

    Le designer portugais Miguel Neiva, de 49 ans, avait un camarade daltonien à l’école primaire. Il avoue avoir participé à ce qu’il appelle aujourd’hui de l’«innocence cruelle» d’enfants qui se moquent de ce qu’ils ne comprennent pas. Désormais, il combat les discriminations avec un alphabet qu’il a créé.

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    En 2008, Neiva a présenté ColorADD, un dispositif dans lequel chacune des trois couleurs primaires (le rouge, le jaune et le bleu) est reliée à une forme géométrique basique (le triangle, la barre et le triangle inversé). Dix ans plus tard, ce dispositif est utilisé sur les étiquettes de vêtements, dans les systèmes de transport et même dans une application mobile saluée par l’ONU. Le daltonisme touche environ un homme sur 12 et une femme sur 200 à travers le monde. 

    Le designer portugais noue des partenariats avec des grandes marques pour éveiller les consciences. Le nouveau jeu de cartes Uno pour les joueurs daltoniens, créé avec l’aide de Mattel, en est un exemple.

    «Je ne souhaite pas créer des produits spécifiques pour les personnes daltoniennes. Je veux que tout le monde puisse comprendre les couleurs», dit Neiva, convaincu que le fait de ne pas être daltonien lui a permis de créer un système universel. «On donne le meilleur de soi lorsqu’on se consacre à aider les autres».

    Karla Pequenino

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