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Culture

Oujda chante son patrimoine soufi

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5283 Le 30/05/2018 | Partager
La 10e édition du Festival de l’art du madih et samaâ avec concours de psalmodie lancée
Elle se déroule jusqu’au 12 juin dans la capitale de la culture arabe
La ville, véritable carrefour du patrimoine religieux et immatériel
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Pour assurer plus d’aura à cette édition, le festival s’est inscrit dans le cadre des festivités célébrant Oujda comme capitale de la culture arabe en 2018 (Ph. AK)

Le Festival de l’art du madih et samaâ d’Oujda s’ouvre sur de nouvelles expériences de la chanson soufie. En plus des différentes troupes locales (dont deux féminines), plusieurs «mounchidines» nationaux et arabes ont été conviés à la 10e édition de ce festival (du 20 mai au 12 juin).

C’est le cas d’Abderrahim Souiri et l’Egyptien Abdellah Gaser El Masri. Le premier a ouvert le bal lors de la soirée inaugurale et le second a impressionné, par sa maîtrise de la danse spirituelle la «Tanoura». Une danse qui allie souplesse physique et allégresse religieuse.

«Le Festival de l’art du madih et samaâ est devenu un rendez-vous incontournable d’animation pour la capitale de l’Oriental. Avec un cumul de dix ans de travail au service du patrimoine ancestral, on est arrivé à assurer des animations basées sur le référentiel religieux tout en sauvegardant et en perpétuant la culture immatérielle marocaine», souligne Omar Héjira, président de la commune d’Oujda, organisatrice de ce festival. 

Pour assurer plus d’aura à cette édition, le festival s’est inscrit dans le cadre des festivités célébrant Oujda comme capitale de la culture arabe en 2018. En parallèle, il accompagnera le travail réalisé par une dizaine de confréries et de zaouias de la région actives dans l’organisation des veillées religieuses le long de l’année.

Au programme de cette édition plusieurs soirées artistiques organisées au théâtre Mohammed VI, Dar Essabti, la bibliothèque Charif Idrissi (pour une veillée à la mémoire de feu Mohammed V) et l’espace culturel de l’alliance Ibn Khaldoune. Le choix de ces espaces clos n’est pas fortuit.

«Après neuf éditions organisées au niveau des différentes places publiques de la ville, il était temps d’opter pour des salles équipées par soucis de qualité des spectacles et valorisation des différents compétiteurs», précise Mohammed Zerrouqi, coordinateur du festival.

En plus des soirées de madih, un concours de psalmodie et de récitation du saint Coran est programmé pour le 20 Ramadan. Il connaîtra la participation d’une centaine de jeunes filles et garçons âgés de 10 à 20 ans. «Avec ses quinze troupes spécialisées dans ce type de chansons et ses multiples “mounchidines”, Oujda ambitionne de se hisser en carrefour incontournable du patrimoine religieux et immatériel marocain», ajoute Zerrouqi.

 

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