International

G20 Affaires étrangères: Lutte contre le terrorisme et crise géopolitique au menu

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5277 Le 22/05/2018 | Partager
Une réunion ministérielle à Buenos Aires

La réunion ministérielle des Affaires étrangères du G20 s’est tenue à Buenos Aires les 20 et 21 mai 2018. Faute de pouvoir parvenir à une déclaration commune sur des sujets aussi délicats que l’Iran, la Palestine, la Syrie ou le Venezuela, les ministres ont discuté  du «multilatéralisme et la gouvernance mondiale».

«Il s’agira notamment de maintenir une dynamique de coopération internationale renforcée sur les grands enjeux de l’agenda international, en particulier la lutte contre le terrorisme et les conséquences du changement climatique», selon le ministère français des Affaires étrangères. A l’initiative de la présidence argentine du G20 et des Etats-Unis, une prise de position sur le Venezuela devrait être exprimée.

Caracas affrontait la menace d’un isolement international et d’une recrudescence de sa crise sociale et économique au lendemain de la réélection contestée du président socialiste Nicolas Maduro jusqu’en 2025. Les Etats-Unis, le Canada, l’Union européenne et le groupe de Lima, une alliance de 14 pays d’Amérique et des Caraïbes, avaient dénoncé par avance ce scrutin.

En proclamant sa victoire, Maduro a lancé un «dialogue national» mais la coalition d’opposition (MUD) a prévenu qu’elle mettrait la pression pour de nouvelles élections cette année. Reste qu’elle demeure profondément divisée.

La Syrie, l’Iran et le conflit israélo-palestinien seront également au menu de la réunion à Buenos Aires. Mais les pays du G20 ne sont pas en mesure de dégager un consensus sur ces sujets épineux. En Syrie, les évacuations de combattants du groupe Etat islamique (EI) et de leurs familles de leur dernier bastion dans le sud de Damas ont pris fin hier lundi, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Beaucoup plus d’installations médicales ont été attaquées en Syrie durant les quatre premiers mois de 2018 que lors de toute l’année précédente, a déploré l’ONU, dénonçant une escalade «choquante». Le conflit a fait plus de 350.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.
A l’issue de la réunion à Buenos Aires, une déclaration signée par les 20 pays membres devait être publiée.

 

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