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    Régions

    Sebta: Calme précaire à la frontière

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5240 Le 29/03/2018 | Partager
    La situation s’améliore avec moins d’incidents pour le plus grand bonheur des commerçants
    Record d’affluence pour les porteurs la semaine dernière
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    Le trafic à Bab Sebta semble avoir repris avec un passage plus fluide et moins d’incidents (Ph. Adam)

    La situation à Bab Sebta semble avoir repris son train normal. Le transit des deux côtés du passage frontalier connaît une certaine fluidité depuis quelques semaines. Une situation qui contraste avec les scènes de chaos que ce passage a connu depuis février 2017.

    Le 22 mars dernier, Tarajal comme l’appellent les habitants de Sebta, a battu un record avec le passage de 3.079 porteurs, selon des chiffres issus des autorités espagnoles. L’une des raisons est l’annonce de la fermeture provisoire de la frontière au passage des porteurs à l’occasion des fêtes de la «Semana Santa» et qui durera jusqu’au 2 avril prochain.

    Cette augmentation des passages est due, vraisemblablement, à la volonté d’augmenter le trafic et de garder un stock de marchandises pour alimenter les marchés de produits informels durant cet arrêt forcé, pour les porteurs.

    L’objectif de cette fermeture, une requête de la part des opérateurs, est d’éviter les scènes de chaos et les embouteillages ainsi que leur incidence sur le tourisme, selon les médias espagnols. En effet, les commerçants espagnols comptent beaucoup sur ces fêtes pour regagner le cœur des visiteurs espagnols mais surtout marocains après plus d’une année de dérèglements à la frontière.

    Les blocages à la frontière ont démarré en février 2017 avec l’entrée en service d’un nouveau système de contrôle des sorties de marchandises. Son but ultime était de faciliter le passage en limitant la taille des colis transportés par les porteurs. C’était sans compter sur les mafias qui contrôlent le transit qui ont essayé de déstabiliser le passage avec les véhicules des «commerçants transfrontaliers» que les Espagnols ont baptisé «voitures-pateras» amenés en masse.

    Dès l’annonce d’un incident, les autorités espagnoles procédaient à la fermeture de la frontière ralentissant d’autant plus la circulation jusqu’à l’arrêter définitivement. A ceci s’ajoutait l’excès de zèle des forces de l’ordre espagnoles dans la frontière qui avaient commencé à interdire la sortie de marchandises de Sebta même pour les plus petites quantités. Une information qui avait nettement refroidi les touristes marocains adeptes du shopping, la locomotive du commerce de la ville.

    De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

     

     

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