Culture

«Lumières africaines, l’élan contemporain», un condensé d’art du continent

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5228 Le 13/03/2018 | Partager
Un beau livre coécrit par Mehdi Qotbi et André Magnin
84 artistes, une Afrique plurielle
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En abolissant les frontières terrestres et imaginaires, le beau livre, qui rassemble 84 artistes africains, fait désormais figure de référence sur l’art contemporain du continent (Ph. Langages du Sud)

C’est un beau livre qui, en quelque 200 pages, présente un panorama de l’art contemporain africain dans toute sa diversité. Coécrit par André Magnin et Mehdi Qotbi, «Lumières africaines, l’élan contemporain» vient à point nommé participer à cet élan international, qui met en lumière la richesse et la pluralité d’une création,  longtemps ignorée ou regardée sous le prisme de l’exotisme. L’œuvre rassemble les biographies de 84 artistes accompagnées des images de leurs œuvres les plus marquantes.

Un véritable périple qui retrace l’histoire des arts visuels en Afrique depuis les années 60 avec les artistes précurseurs, en passant par la vague contemporaine jusqu’à la nouvelle scène qui est en train de reconfigurer le paysage artistique du continent. On y retrouve les précurseurs tels que William Kentridge (Afrique du Sud), Abdoulaye Konaté (Mali), Chéri Samba (République démocratique du Congo), Oumar Ly (Sénégal), Romuald Hazoumè (Bénin), tout autant que les générations plus récentes: Zoulikha Bouabdellah (Algérie), Soly Cissé (Sénégal), Pieter Hugo (Afrique du Sud), Mouna Karray (Tunisie) et Youssef Nabil (Egypte), entre autres.

Particulièrement présent dans l’ouvrage, l’art du Maroc réunit Ahmed Cherkaoui et Mohamed Kacimi, les pères de l’art moderne du Royaume, et les grands noms de la scène actuelle: Mohamed El Baz, M’barek Bouhchichi, Hassan Darsi, Hassan Hajjaj ou encore Fatiha Zemmouri. «De par sa situation géographique, le Maroc s’est nourri de diverses influences étrangères. Nous sommes avant tout Africains. Et l’Afrique, qui est au cœur de l’évolution artistique mondiale, participe à l’explosion de la créativité, d’un langage universel. De nombreux artistes, parmi les plus grands, se sont nourris du continent: Picasso, Giacometti, Modigliani, Kandinsky», souligne, l’artiste peintre et président de la Fondation des Musées, Mehdi Qotbi.

  Le tout donne un véritable kaléidoscope, réfléchissant l’infinie diversité d’un continent qui vient bouleverser les canons établis.  «Il réunit les artistes par-delà les limitations géopolitiques et rappelle que les déserts du Sahara ou du Kalahari ne sont pas tant des frontières que des zones de passage.

En donnant la parole aux générations qui, dès le début des années 1960 jusqu’à la nouvelle vague des créateurs, reconfigurent la scène artistique en Afrique, cet ouvrage devient un document de travail qui s’ouvre comme une porte sur l’avenir», explique dans la préface l’écrivain et penseur ivoirien Yacouba Konaté, président honoraire de l’Association internationale des critiques d’art. Le beau livre édité par Langages du Sud, sorti en février, en abolissant les frontières terrestres et imaginaires, fait désormais figure de référence sur l’art contemporain africain.

 

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