Culture

Festival: Jazzablanca plus éclectique que jamais

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5226 Le 09/03/2018 | Partager
Jazz, soul, R&B, électro…
4 scènes dont une gratuite du 14 au 22 avril
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Scott Bradley’s Postmodern Jukebox, jouent un répertoire groovy, bluesy et jazzy… leur prestation promet d’être l’une des soirées les plus festives de l’évènement (Ph. jazzablanca)

Le Jazzablanca est-il toujours un festival de jazz? C’est la question que se posent depuis quelques années les amateurs et les quelques rares puristes qui restent fidèles aux différentes déclinaisons du genre musical. Or s’il est facile de constater que l’évènement casablancais s’est ouvert à différents genres musicaux (pop, rock, musiques du monde et musiques alternatives…),  le jazz reste tout de même partie intégrante de son ADN.

Preuve en est la programmation éclectique de cette 13e édition qui aura lieu en deux temps: du 14 au 20 avril à l’Hippodrome Casa-Anfa , avec trois scènes:  le Village, la scène Anfa et le Jazz Club ainsi qu’un after  du 20 au 22 à la Place des Nations Unies.

Pour les amateurs du vintage,  le pianiste newyorkais Scott Bradley et son collectif de musiciens: Postmodern Jukebox, devraient faire beaucoup d’heureux.  Programmé le 15 avril,  PMJ propose  un répertoire groovy, bluesy et jazzy, composé de tubes d’hier et d’aujourd’hui et, même, de standards de la comédie musicale de Broadway.

Du «sweet sixties» également avec la formation espagnole The Excitments, (toujours le 15 avril), un show, old school, avec au micro, la chanteuse Koko-Jean Davis, un grain de voix éraillée et terriblement sexy, qui n’est pas sans rappeler les grandes divas du répertoire afro-américain.

Un old school qu’on retrouve également, et avec plaisir, chez celui que l’on  surnomme déjà «La nouvelle voix de la soul»: Jalen N’Gonda. Originaire du Maryland, mais qui nous arrive de Liverpool, celui qui a déjà fait la première partie des concerts de Lauren Hill, Laura Mvula ou encore Martha Reeves propose un son très «Motown», qui vous séduit très rapidement.

Les références sont évidentes: Il y a du Ray Charles, du Otis Redding ou encore du Sam Cook, le tout  à la sauce R&B (le vrai, l’ancien). Autre pépite de la programmation de cette 13e édition, la nouvelle coqueluche du rock punk, Beth Ditto.

Déjantée, rebelle, militante de toutes les causes, l’ex-chanteuse star du groupe The Gossip (de 1999 à 2016) est devenue une incontournable icône rock. Une voix puissante, un look excentrique, et une présence impressionnante, Beth Ditto, déconstruit au fil de ses chansons, tout autant que par son action, les clichés machistes, dénonce la grossophobie en passant par la défense des droits LGBT.

Le très sophistiqué St Germain, figure incontestée de la musique électronique depuis deux décennies, pionnier de la french touch, inventeur d’une deep house érudite, est également de la partie.

Un voyage métissé, en compagnie de musiciens africains, et où kora, balafon et n’goni, instruments traditionnels du Mali, voisinent avec guitares électriques, pianos, saxophones et séquences électro. De l’éclectisme à la limite du perfectionnisme pour les amateurs de son pur. C’est ce que propose DJ Polyswitch, alias Mohcine Zoutina, le  mardi 17 avril avec son approche quasi scientifique dans sa façon de disséquer les sons et d’explorer les possibilités en matière de rencontres et de création.

Adepte de l’école de Detroit et de Chicago tout comme DJ Daox, qui reprend la main le jeudi 19. D’autres artistes, visages connus, découvertes musicales et nouveaux talents à découvrir sur les nombreuses scènes du festival.

 

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