×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 203.440 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 254.995 articles (chiffres relevés le 29/5 sur google analytics)
International

Palestine: Encore un «cadeau» de Trump

Par Amine SAHRANE | Edition N°:5190 Le 18/01/2018 | Partager
Washington réduit ses aides
Les accords d'Oslo définitivement compromis

L’administration Trump est on ne peut plus claire sur son soutien à Israël. Elle a annoncé mardi le «gel» de plus de la moitié de ses versements prévus à l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens qui s’établissent à 125 millions de dollars. Cette décision représente un nouvel épisode du bras de fer avec l’ONU, suite à la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Washington a cependant confirmé pour 2018 l’octroi d’un montant de 60 millions de dollars à l’agence. Cette «première tranche» devrait être destinée à la couverture des salaires dans les écoles et le système de santé en Jordanie, Cisjordanie et dans la bande de Gaza. L’autre moitié va être retenue «jusqu’à nouvel ordre». L’Etat américain compte en effet revoir la manière avec laquelle l’UNRWA fonctionne et ne veut plus fournir à lui seul 30% des fonds de l’agence. Cette dernière étant accusée par Washington de dépenser trop et mal. 

Le gel pourrait ausi être une réponse au vote favorable de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) pour ne plus reconnaître l’Etat d’Israël. Lors du meeting qui a eu lieu lundi, le président Mahmoud Abbas a martelé qu’«il n'y a plus d'Oslo», par la faute d'Israël. Par cette déclaration, le président a  fait référence au processus de paix engagé en 1993. Abbas, qui croyait en une solution entre deux Etats par le biais des négociations, et qui appelait les Palestiniens à s’éloigner du conflit armé contre Israël, a eu droit à une douche des plus froides. Il a dit que «l’affaire du siècle» de Trump s’était révélée être une «gifle du siècle».

Les Palestiniens se sont vu offrir Abou Dis, une banlieue de Jérusalem, comme une capitale alternative à Jérusalem elle-même. Cette offre est loin de leur demande de retour aux frontières d'avant 1967, qui leur conférerait le contrôle de Jérusalem-Est. Zalman Shoval, ancien négociateur israélien avec les Palestiniens, a relevé que l’OLP ne sera également plus reconnue si elle ne reconnaît plus Israël. «Si vous ne nous reconnaissez plus, c'est mutuel, vous n'êtes plus reconnus comme la direction palestinienne, et il faut trouver quelqu'un d'autre», a-t-il déclaré.

Le président Abbas serait donc dans une impasse. «Le soleil, la lune et les étoiles sont les plus alignés contre les Palestiniens qu’aucune autre période dont  je me souvienne», a déclaré Aaron David Miller, membre du Wilson Center basé à Washington et ancien négociateur du Département d'Etat sous les gouvernements républicain et démocrate au «Washington Post». «Il est coincé», a-t-il dit à propos d'Abbas. «Il est acculé de tous les angles imaginables».

Ahed Tamimi toujours en détention

La jeune Palestinienne va rester encore en détention pour une durée de deux jours. Elle attend que le tribunal militaire décide si elle reste détenue jusqu’à son procès. La durée de sa détention devrait donc atteindre un mois. L’adolescente de 16 ans avait giflé des soldats israéliens qui s’étaient introduits dans son jardin. Au premier janvier, Ahed Tamimi a été inculpée de douze chefs d’accusation. Un des arguments de la partie accusatrice concernerait la dangerosité de Tamimi! Cet argument est réfuté par la défense qui a également plaidé pour son placement en résidence surveillée. La défense a aussi argué qu'Israël enfreignait la convention internationale des droits de l'enfant, qui stipule en particulier que l'emprisonnement d'un enfant doit être une mesure de «dernier ressort» et «aussi brève que possible».

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc