Régions

Tétouan: Le secteur touristique sur la voie de la croissance

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5178 Le 28/12/2017 | Partager
25% de hausse du nombre des nuitées sur les 10 premiers mois de l’année
Le chiffre n’inclut pas le logement chez l’habitant, pratique courante dans la région
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La côte tétouanaise est le principal attrait d’une région tournée essentiellement vers le tourisme national et le balnéaire (Ph. Adam)

L’embellie actuelle du secteur touristique n’épargne pas la côte tétouanaise. Le secteur a enregistré à fin octobre plus de 461.000 nuitées, en hausse de 25% par rapport à la même période de 2016. Selon des chiffres issus du ministère du Tourisme, le tourisme national figure parmi les principaux concernés et s’en adjuge près des deux tiers avec 281.000 nuitées, suivi par le tourisme international qui s’accapare le quart avec 120.600 nuitées.

Les chiffres prouvent bien que le tourisme national est le maître incontesté et que le client local est l’un des plus fidèles au secteur touristique de Tétouan et de ses environs. La destination se place aussi en tant que lieu de séjour et non de passage comme le prouve la moyenne de séjour qui a atteint les 3 jours, en comparaison avec Tanger, traditionnelle ville de passage où la moyenne ne dépasse pas les deux jours.

Contre toute apparence, ce sont les touristes français qui s’accaparent la plus grosse part avec plus de 9.000 arrivées, suivis de près par les Espagnols avec 8.800 qui malgré leur proximité occupent la deuxième place. Les touristes américains font aussi leur entrée au podium en occupant la troisième place.

A noter que ces chiffres ne tiennent pas en considération le logement chez l’habitant, qui aujourd’hui passe essentiellement par des applications sur le web et échappent ainsi à tout contrôle. En été, leur nombre est difficile à estimer, mais il pourrait atteindre facilement les 50 à 100.000 nuitées supplémentaires dans les villes de Mdiq et Martil en particulier. En effet, durant la période estivale, bon nombre des habitants se reconvertit en hôtelier et héberge des touristes chez lui, selon des hôteliers locaux. Certains préfèrent même déménager temporairement et louer leur demeure en entier.

Si côté sécuritaire, la plupart ne badine pas en déclarant les locataires à la police, c’est en général une perte sèche difficile à évaluer pour le fisc et les autorités locales.

 

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