Competences & rh

L’UIR ambitionne de devenir leader en Afrique

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5176 Le 26/12/2017 | Partager
Un budget de 1 milliard de DH pour chaque business school
Deux nouveaux Master et un MBA en septembre
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Avec aujourd’hui 1.000 inscrits à la business-school, l’UIR compte faire doubler son effectif d’ici 4 ans

Depuis sa création, l’Université internationale de Rabat (UIR) nourrit de grandes ambitions. Aujourd’hui, elle souhaite devenir la business school de référence en Afrique. Pour ce faire, l’établissement a déployé une stratégie qui vise à recruter davantage d’enseignants-chercheurs, d’étendre ses partenariats internationaux et d’enrichir son portefeuille de Master spécialisés. L’établissement compte aussi ouvrir des brèches au Maroc et ambitionne d’obtenir les prestigieuses accréditations internationales Equis et Aacsb. 

L’université étoffera son offre de formation en intégrant deux nouvelles spécialités pour la prochaine rentrée. Il s’agit d’un Master en management touristique et un second en innovation et entrepreneuriat. Ce dernier sera une sorte d’incubateur pour les jeunes qui souhaitent créer leurs propres projets.

«Les cours réuniront des étudiants issus d’école de management et d’école d’ingénierie. Ce mix entre dimensions technologique et managériale pourra faire éclore des entreprises innovantes», indique Olivier Aptel, directeur général du pôle management de l’UIR. Les tarifs sont de 72.000 DH par an pour le Bachelor et 75.000 DH par an pour un Master. La business school de l’UIR ajoutera aussi un MBA à son offre dès septembre prochain. Il sera administré à temps plein, pendant 12 mois.

Il faut compter 130.000 DH pour intégrer cette formation élitiste.  L’établissement prévoit aussi de construire un bâtiment dédié à la business school au sein du campus de Rabat. Il disposera de 40 salles de cours, 7 amphithéâtres, un incubateur, un espace de co-working ainsi qu’une salle des marchés. Ce projet mobilisera la coquette somme de 1 milliard de DH. Ce même modèle sera dupliqué à l’UIR de Casablanca qui sera effectif d’ici 2019. L’UIR ne compte pas s’arrêter là.

Elle cible trois autres villes, à savoir Tanger, Marrakech et Agadir. «Pour le moment nous avons pris la décision de nous installer à Casablanca. Pour les autres régions nous sommes toujours en réflexion», souligne le directeur général de la business school de l’UIR.  Par ailleurs, 95% du corps professoral de l’université sont des docteurs.

Ils sont 21 enseignants-chercheurs permanents et 60 vacataires à travailler au sein de l’UIR aujourd’hui. Mais l’établissement compte en recruter encore plus pour monter à 220 professeurs d’ici 2022. Pour ce qui est des partenariats à l’international, l’école souhaite signer 60 nouvelles alliances d’ici la même échéance, pour être présente dans 60 pays, contre 18 actuellement.

                                                                       

La business school poursuit son développement

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Olivier Aptel, directeur général du pôle management de l’UIR (Ph.UIR)

- L’Economiste: Quelles sont les filières sur lesquelles vous misez pour vos nouvelles implantations?
- Olivier Aptel:
Pour commencer, le programme Bachelor (IBPM) sera proposé dans toutes les futures implantations, de manière à ce que les étudiants de ces régions puissent bénéficier d’une seule et même formation initiale. L’intégralité du portefeuille de programmes Master, lui, sera présenté à la business school de Rabat. Nous ne souhaitons pas spécialiser les différentes écoles que nous projetons d’ouvrir. L’idée est plutôt de proposer des formations généralistes au niveau post-bac, et des formations spécialisées sur le campus de Rabat. Mais il serait judicieux de disposer d’un Master en logistique à Tanger par exemple, car cela correspond bien au positionnement de la ville.

- Où en êtes-vous par rapport à votre projet d’installation en Afrique subsaharienne?
- Cela fait partie de la vision stratégique que nous sommes en train de développer. Pour l’heure, nous n’avons toujours pas choisi les pays d’implantation, ni les dates. Ce que je peux assurer, c’est que ce sera en cohérence avec les développements géostratégiques et géopolitiques du Maroc.

- Recruter des chercheurs marocains résidant à l’étranger fait partie de votre stratégie. Quels sont les moyens déployés pour les attirer?
- Aujourd’hui, la plupart de nos enseignants-chercheurs sont issus de la diaspora marocaine. Ils ont été formés dans d’excellentes universités. La majorité a un parcours académique de 20 ou 30 ans d’expérience. Ils sont tentés d’intégrer l’UIR qu’ils considèrent comme étant un projet ambitieux et stimulant. C’est aussi un environnement de recherche. En science de gestion, par exemple, la recherche est plus simple à mettre en œuvre, puisqu’il n’y a pas besoin de machine, ni de laboratoire. Nous faisons en sorte de leur fournir les moyens (informatique et data), et d’aménager leur temps de cours pour qu’ils puissent se consacrer à la recherche aussi.

- L’UIR est la première université privée à avoir obtenu la reconnaissance de l’Etat. Deux ans après, quel bilan?
- Cela a fortement contribué à l’attractivité de l’ensemble des pôles de l’université. Ce label conforte les parents dans leur choix. Il leur permet de distinguer les formations qui sont parvenues à répondre aux critères exigés par la tutelle. En s’inscrivant dans des écoles reconnues par l’Etat, les étudiants ainsi que leurs parents savent qu’ils auront accès à un enseignement de qualité.
Propos recueillis par Tilila EL GHOUARI

 

 

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