International

Saad Hariri attendu de pied ferme à Beyrouth

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5151 Le 20/11/2017 | Partager
Le Premier ministre clarifiera sa position après sa démission surprise
Les tractations diplomatiques se poursuivent

Saad Hariri doit quitter Paris dans les prochains jours pour rejoindre Beyrouth, au plus tard ce mercredi 22 novembre, jour de la Fête de l’indépendance.  Il devra clarifier sa position après sa démission surprise annoncée il y a deux semaines depuis Riyad. En attendant, la mobilisation diplomatique de médiation se poursuit.

Le Président français Emmanuel Macron s'est entretenu avec ses homologues américain Donald Trump, libanais Michel Aoun et égyptien Abdel Fatah al-Sissi, puis avec le Prince héritier d'Arabie Saoudite, Mohamed ben Salmane ainsi qu'avec le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Selon la Maison-Blanche, Trump et Macron se sont «mis d'accord sur la nécessité de travailler avec les alliés pour contrer les activités déstabilisatrices du Hezbollah et de l'Iran dans la région».

Les échanges avec d'autres dirigeants internationaux se poursuivront dans les prochains jours. En fonction de l'évolution de la situation, Paris envisage de réunir le groupe international de soutien au Liban, mais aucune date n'a encore été fixée. Macron cherche à trouver une issue à la crise libanaise ouverte par la démission de Hariri. Le Premier ministre libanais est ensuite resté en Arabie saoudite jusqu'à son arrivée, accompagné de son épouse, samedi dernier à Paris.

L'annonce de sa démission avait très rapidement été perçue comme un nouveau bras de fer entre l'Arabie saoudite (considérée comme un important soutien de Hariri) et l'Iran (grand allié du Hezbollah libanais). Emmanuel Macron avait réaffirmé sa volonté de dialoguer avec Téhéran, qui a accusé Paris de partialité après les critiques du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

Les ministres arabes des Affaires étrangères se sont réunis hier dimanche 19 novembre à la Ligue arabe, au Caire. Et ce, à la demande de l'Arabie saoudite qui veut discuter des «atteintes iraniennes à la sécurité dans la région, dans un contexte difficile entre Riyad et Téhéran». Le ministre libanais des Affaires étrangères Gebrane Bassil ne va pas participer à cette réunion.

 

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