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Régions

Tanger: Les «ferrachas» squattent la ville

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5104 Le 12/09/2017 | Partager
Ruelles et principales artères sont prises d’assaut par les marchands ambulants
Les souks modernes restent boudés
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Les vendeurs ambulants, qui se mettent devant les commerces, irritent au plus haut point les vendeurs formels qui y voient une concurrence déloyale (Ph. BM)

La prise d’assaut des espaces publics par les vendeurs ambulants ne cesse de prendre de l’ampleur. A Tanger, la situation inquiète. Dernièrement, c’était au tour de la Chambre de commerce et d’industrie de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (CCISTTA) de monter au créneau pour dénoncer cette frénésie galopante, particulièrement favorable au développement de l’informel.

Les vendeurs ambulants ont occupé les rues commerçantes, et même les grandes avenues, provoquant une véritable levée de boucliers des commerçants de la ville, criant à la concurrence déloyale. Même en l’absence de statistiques officielles sur l’ampleur du phénomène, il suffit de faire un tour au centre-ville de Tanger pour se rendre compte du nombre important de vendeurs ambulants. Le même problème sévit, de manière encore plus aiguë, au niveau des autres villes de la Région, comme Tétouan, ou encore Mdiq.

A Tanger, le nombre de vendeurs ambulants était estimé à plus de 2.000 en 2011. «Actuellement, il est possible que ce chiffre ait quadruplé», avance-t-on à la Chambre. Même en plein boulevard, des vendeurs étalent, sans être inquiétés, leurs marchandises, accessoires de téléphones, chargeurs à la qualité douteuse, coques…  parmi les produits les plus en vue. Sans oublier tee-shirts et articles de lingerie. Les autres grands classiques sont les fruits et légumes qui débordent le long des allées menant aux marchés, et qui commencent à s’installer dans les zones à forte concentration comme Casabarata.

Parmi les rues les plus prisées, celle du Mexique. Elle est considérée comme l’artère commerciale par excellence. La rue attire de ce fait nombre de «ferrachas» qui y voient une vitrine géante pour y exposer leurs produits. La Chambre, de la voix de son président, Omar Moro, appelle les responsables à faire face à ce fléau et rappelle que toute tolérance ne peut qu’être néfaste pour le tissu économique local et national. Ceci est d’autant plus anormal que la ville a lancé tout un programme de souks modernes dédiés à l’installation et à la sédentarisation des vendeurs, que ces derniers boudent, préférant la facilité d’aller directement vers le client.

 

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