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    International

    Rivalités commerciales et politiques au sommet des Brics

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5099 Le 05/09/2017 | Partager
    Il est prévu du 3 au 5 septembre en Chine
    «Brics Plus», un nouveau cercle d’amis
    Les promesses de la nouvelle banque de développement
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    Malgré leurs différences, les pays des Brics représentent une force importante. Ils comprennent 43% de la population mondiale et contribuent à 23% du PIB mondial en 2016

    Les dirigeants des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) se réunissent du 3 au 5 septembre dans la ville de Xiamen, dans le sud-est de la Chine. Le président chinois Xi Jinping les a appelés, hier lundi, à lutter contre le protectionnisme à travers la refonte de la gouvernance économique mondiale.

    «Le sommet des Brics est une force propice à la croissance économique mondiale et doit envoyer des signes positifs aux marchés ouverts (open markets). Deux actions cruciales à un moment où la reprise économique mondiale reste instable», a indiqué Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères. Les participants doivent se concentrer sur des domaines clés de la coopération économique via, entre autres, l’établissement d’un groupe de travail pour le e-commerce, rapporte le Centre d’informations Internet de Chine (www.china.org.cn).

    Les dirigeants de cinq autres pays émergents et pays en développement (à savoir l’Egypte, la Guinée, le Mexique, le Tadjikistan et la Thaïlande) participent au sommet. Ils doivent dialoguer avec les principaux membres dans le cadre des efforts de la Chine pour construire le «Brics Plus», un cercle d’amis de pays en développement encore plus large.

    La principale réalisation concrète des Brics est la nouvelle banque de développement (New Development Bank Brics-NDB). Son siège est à Shanghai, d’où elle semble concurrencer la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (BAII) installée à Pékin. Le vice-ministre des Finances chinois, Shi Yaobin, a annoncé le 3 septembre que la nouvelle banque de développement s’était engagée à allouer un investissement totalisant trois milliards de dollars dans onze projets au fur et à mesure de leur développement.

    Shi Yaobin a également fait une présentation sur l’évolution générale de la banque. Il a invoqué la mise en place du centre africain, premier pôle régional de la banque, le 17 août 2017 à Johannesburg, ainsi que la fondation du siège de la banque à Shanghai le 2 septembre, qui sera opérationnel en 2021.

    Les participants au sommet ont évoqué, hier, les grands dossiers géopolitiques comme la crise du nucléaire nord-coréen (voir encadré). Le président chinois devait avoir un tête-à-tête avec son homologue russe Vladimir Poutine. Les présidents brésilien, Michel Temer et sud-africain, Jacob Zuma, sont accaparés par des crises politiques. Des tensions entre la Chine et l’Inde se sont intensifiées il y a encore quelques jours à propos d’un conflit frontalier dans l’Himalaya.

    Des soldats indiens sont intervenus pour stopper la construction d’une route par l’armée chinoise dans une zone revendiquée par Pékin, mais contestée par New Delhi. L’armée indienne s’est retirée à temps pour permettre au Premier ministre, Narendra Modi, de se rendre au sommet de Xiamen.

    L’essai atomique nord-coréen s’invite au débat

    En Chine, les puissances émergentes des Brics ont désapprouvé l’essai nucléaire de Pyongyang, appelant à «une solution pacifique des tensions». Mais la Corée du Nord pourrait être en train de préparer un nouveau tir de missile balistique, a prévenu Séoul hier lundi en renforçant ses systèmes de défense après le plus puissant essai nucléaire jamais réalisé par Pyongyang, qui affirme avoir la bombe H. L’essai nucléaire a été accueilli par plusieurs condamnations internationales.
    Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a évoqué un test «profondément déstabilisateur». Le conseil de sécurité de l’ONU devait se réunir en urgence lundi. Les Etats-Unis vont préparer de nouvelles sanctions. Et Donald Trump envisage d’arrêter «tous les échanges commerciaux» avec les pays faisant des affaires avec Pyongyang. Aussi, Séoul et Washington vont déployer en Corée du Sud davantage de lance-missiles Thaad (Terminal High-Altitude Area Defense), le bouclier américain qui provoque la fureur de Pékin.

     

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