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    International

    Turquie: Erdogan réintègre l’AKP

    Par Reda BENOMAR | Edition N°:5015 Le 03/05/2017 | Partager
    La mise en œuvre du référendum du 16 avril a commencé
    Une première dans l’histoire de la Turquie depuis l’Atatürk
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    Recep Tayyip Erdogan et le premier ministre Binali Yildirim lors de la cérémonie spéciale au QG de l’AKP le 2 mai pour acter le retour du président turc (Ph. AFP)

    Le président turc a réintégré mardi 2 mai le parti islamo-conservateur au pouvoir presque trois ans après l’avoir quitté, mettant en œuvre le premier volet de la révision constitutionnelle validée lors d’un référendum le 16 avril. Cette mesure permettra à Recep Tayyip Erdogan de briguer, lors d’un congrès extraordinaire le 21 mai, la direction du Parti de la justice et du développement (AKP), qu’il a cofondé en 2001 et qui domine depuis 15 ans la scène politique turque, remportant toutes les élections depuis 2002.

    Il avait officiellement coupé tous les liens avec l’AKP lorsqu’il avait été élu président en août 2014, comme le prévoyait alors la Constitution, mais avait conservé une large influence sur le parti. La révision constitutionnelle, adoptée le 16 avril, autorise désormais le président à réintégrer un parti politique. Cette mesure est la première du texte à être appliquée, la plupart des autres dispositions entrant en vigueur en 2019. Le président turc a signé un document officialisant son retour dans les rangs de l’AKP, sous les yeux de centaines de députés et de membres du parti.

    Les détracteurs de Erdogan critiquent une mesure qui met fin à l’impartialité du président, mais ce dernier rétorque que le fondateur de la République, Mustafa Kemal, était lui aussi à la tête de son parti lorsqu’il dirigeait la Turquie. Lors d’un congrès extraordinaire le 21 mai, l’AKP désignera Erdogan comme son nouveau dirigeant, a indiqué mardi le Premier ministre Binali Yildirim, qui est également à la tête du parti.

    Selon certaines sources, le retour du président turc à la tête de l’AKP va s’accompagner d’une vaste restructuration du parti. Des dirigeants locaux jugés peu efficaces lors du référendum du 16 avril devraient être remplacés. Le référendum sur la révision constitutionnelle renforçant les prérogatives du président a été remporté par le camp du oui à 51,41%.

    Le gouvernement affirme que cette réforme, qui prévoit notamment la disparition de la fonction de Premier ministre, dotera la Turquie d’un exécutif fort et stable. Mais l’opposition dénonce un texte écrit sur-mesure pour Erdogan, accusé de dérive autocratique. L’opposition conteste en outre le résultat du référendum, dénonçant notamment la décision des autorités électorales de compter comme valides les bulletins de vote non marqués du sceau officiel.

     

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