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    Un Monde Fou

    Par L'Economiste | Edition N°:4997 Le 06/04/2017 | Partager

    ■ Un Premier ministre qui pilote son avion
    A l'instar de célébrités comme John Travolta et Tom Cruise, le Premier ministre finlandais Juha Sipilä a la particularité de piloter lui-même son avion, y compris pour ses voyages officiels. Fan d'aviation et d'austérité budgétaire, ce chef de gouvernement centriste de 55 ans adore prendre les commandes de jets qu'il loue. Mieux: c'est lui qui paie la facture, comme pour être plus légitime au moment de plaider pour un État économe.

    Depuis qu'il a pris ses fonctions en mai 2015, cet ancien homme d'affaires, connu pour ses qualités de gestionnaire, s'est mué en pilote à l'occasion de 19 voyages officiels en Finlande et à l'étranger, ont indiqué à l'AFP les services du Premier ministre. En juillet 2016 par exemple, il a amené un Cessna 525, qui peut transporter six ou sept passagers, à plus de 5.000 km de Helsinki, jusqu'à la Mongolie et sa capitale Oulan-Bator, où il devait assister à une rencontre de dirigeants européens et asiatiques.

    En septembre, à l'occasion d'une réunion informels des chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne à Bratislava, il était encore commandant de bord sur 1.400 kilomètres. Même chose quand il s'est rendu en Norvège. «Le vol a été très tranquille. J'ai piloté moi-même l'avion, vous savez», a-t-il dit devant les délégations venues à un séminaire sur l'Arctique, prouvant que pour lui, c'était la routine.

    ■ Une course de voitures microscopiques
    C'est une course automobile internationale totalement inédite: fin avril, quatre «bolides» invisibles à l'œil nu et constitués de quelques centaines d'atomes seulement vont concourir en France sur une piste 50.000 fois plus fine que l'épaisseur d'un trait de stylo à bille... Organisée par le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), la «Nanocar Race» se déroulera pendant 36 heures les 28 et 29 avril à Toulouse. Il sera possible de la suivre en direct sur YouTube. «C'est une première mondiale!», s'exclame Christian Joachim, directeur de recherche CNRS, qui a eu l'idée de cette compétition de «molécules-voitures».

    Elles avancent avec l'énergie d'une impulsion électrique, fournie par un microscope qui utilise un phénomène relevant de la mécanique quantique, «l'effet tunnel». Cette initiative n'est pas juste celle de savants passionnés qui s'amuseraient à jouer aux petites voitures. Les chercheurs s'attendent à ce que le déroulement de la course soit riche en enseignements. «Le but c'est d'essayer de contrôler le mouvement mécanique d'une molécule de quelques nanomètres», déclare M. Joachim. Le jour où on y parviendra, «on pourra créer des moteurs hyper miniaturisés qui pourront avoir toutes sortes d'applications», souligne-t-il. Sur neuf concurrents inscrits, les organisateurs en ont pré-sélectionné six qui seront présents à Toulouse une dizaine de jours avant la course pour les derniers entraînements, indique M. Joachim.

    Il y a bien sûr une équipe française mais aussi une allemande, une japonaise, une suisse, une américaine et une américano-autrichienne. D'ici l'épreuve, les organisateurs devront en éliminer encore deux car la piste ne dispose que de quatre couloirs. Tout va se dérouler à l'échelle du nanomètre - c'est-à-dire du milliardième de mètre - dans les locaux du Centre d'élaboration de matériaux et d'études structurales (Cemes).

     

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